
C’est l’heure de la revanche. À quelques semaines de la CAN Seniors Dames 2026, prévue du 2 au 12 décembre à Hammamet et Nabeul, Amos Mbayo Kitenge ne cache pas ses ambitions. Le président de la FEHAND veut effacer la désillusion de Kinshasa 2024. Battues d’un petit but par l’Égypte en quart de finale, les Léopards avaient terminé cinquièmes, manquant d’un rien la qualification pour le Mondial. «Nous avons raté de justesse», résume-t-il. Cette fois, l’enjeu est clair: finir dans le top 5 africain, synonyme de billet pour la Coupe du monde 2027. Mbayo y croit. «Au vu de la préparation et de la conscience des filles qui jurent de retourner au Mondial, il y a de l’espoir». La préparation a été musclée.
Cinq stages déjà bouclés, un sixième prévu entre l’Algérie et le Maroc avant de rallier la Tunisie. À la tête du groupe, un nouveau visage: un technicien portugais, ex-sélectionneur du Portugal. Il doit apporter de la rigueur à une sélection toujours conduite par Christine Mwasesa. Le groupe D s’annonce relevé: l’Angola, quinze fois champion d’Afrique, le Maroc et le Mali. Un parcours exigeant d’entrée.
Autre nouveauté, extra-sportive: des supporters des Léopards dans les tribunes. L’initiative vient du ministre des Sports Didier Budimbu, assure Mbayo. Après une réunion de travail, le ministre a souhaité reproduire pour le handball le modèle du football. «Il va en parler au Conseil des ministres pour des dispositifs pratiques», précise le président de la fédération. Pas question d’affréter des avions entiers comme pour les Léopards foot, mais une représentation sera bien présente à Hammamet.
Une manière de répondre aussi à l’encouragement lancé par Félix Tshisekedi après l’échec de 2024: «Oubliez ce qui s’est passé, moi j’ai confiance en vous». Avec un encadrement renouvelé, une préparation longue et un soutien officiel annoncé, la République Démocratique du Congo veut transformer l’essai tunisien en ticket pour le Mondial.







