
Le prochain président de la Fédération congolaise de football association -FECOFA- sera connu à l’issue de l’élection du Comité exécutif prévue le 20 mai prochain. Cinq ans après la démission de Constant Omari en avril 2021, l’instance faitière du football RD-congolais s’apprête à tourner une longue page d’incertitudes et d’instabilité, faite d’intérim de Donatien Tshimanga et d’une interminable normalisation achevée en queue de poisson.
Pour désigner le prochain patron du football en RD-Congo, 68 délégués vont être appelés en Assemblée générale extraordinaire et élective. Ces «faiseurs de roi» se recrutent parmi les dirigeants des ligues, les présidents des clubs et d’autres acteurs du football national. Conformément à l’article 26 de nouveaux statuts de la FECOFA, les premiers pourvoyeurs des voix sont les clubs avec 32 délégués, soit la moitié du corps électoral.
Avec 12 voix, les clubs de Ligue 1 sont les mieux représentés. Suivent la Ligue 2 avec 4 clubs, la Ligue nationale de football féminin -LINAFF- 3 clubs, et la Ligue nationale de football des jeunes -LINAFJ- 2 clubs. Ce total est complété par les 11 champions de différentes ligues provinciales. Gagner l’élection passe également par le soutien de ces ligues provinciales. Avec 2 délégués chacune pour un total de 22 voix -soit le tiers-, les Ligues provinciales sont un vivier important du système électoral de la FECOFA.
Pour le reste, l’Assemblée générale de la FECOFA accorde 8 voix aux groupements d’intérêts reconnus: 2 pour l’Association des arbitres, des dirigeants des clubs et celle des entraineurs, alors que le syndicat des joueurs et les médecins sportifs ont une voix chacun.
Le votant est normalement une personne physique appartenant au groupe concerné et ayant obtenu un mandat statutaire. Toutefois, seuls les délégués présents peuvent voter. Le droit de vote à la FECOFA n’est en effet pas exerçable par procuration ou par correspondance.
WIDAL
