Coup d’envoi imminent pour les transports publics à Kinshasa. La Société de transports de Kinshasa -STK- relance ses activités le 30 juin prochain. Au programme: 790 bus injectés d’un coup dans la capitale, du jamais-vu depuis des années.
Une flotte, deux sources
La première vague mêle deux filières. 490 bus proviennent du programme «Esprit de Vie». 300 autres ont été acquis localement via un partenariat avec Supreme Automobile. Total: 790 véhicules prêts à rouler dès la phase initiale, selon les informations recoupées ces derniers jours.
Le gouvernement provincial à l’offensive
L’annonce s’inscrit dans la feuille de route tracée par le gouverneur Daniel Bumba. Le 16 mars, sur les antennes de la RTNC, il promettait déjà l’acquisition de 800 véhicules pour ressusciter la STK. Une sortie faite en pleine grève des chauffeurs, qui dénonçaient alors les «tracasseries» des agents de circulation routière.
Pour Bumba, la relance passe par une offre publique forte. L’objectif: contrer les abus du privé, où l’indiscipline règne et les règles volent en éclats. Les démarches, assure-t-il, sont menées avec le ministère national des Transports et un opérateur privé.
Tracasseries contre sécurité
Côté chauffeurs, la colère gronde. Permis de conduire, contrôle technique, vignette, assurance: la liste des documents à jour coûte cher. Les contrôles, jugés «excessifs», ont mis le feu aux poudres en mars. Le gouverneur, lui, maintient le cap. Ces exigences sont «essentielles» pour la sécurité et la fluidité du trafic, martèle-t-il.
Confirmation de Sheke
Le ministre provincial du Budget et des Transports, Jésus Noël Sheke, a confirmé le calendrier le week-end dernier. Si le 30 juin est tenu, Kinshasa tournera une page. Car l’attente est énorme. Surcharge chronique, embouteillages monstres, bus privés vieillissants : la capitale étouffe. L’arrivée de 790 bus d’un coup fait naître l’espoir d’un réseau structuré, régulier, accessible. Le pari est lancé. Le 30 juin, les Kinois jugeront sur pièces.
Natine K.