
La première phase du parc solaire de Kamoa-Kakula, dans la province du Lualaba, a été officiellement mise en service le 16 octobre avec une capacité de 430 MW pour un investissement de 522 millions de dollars, a annoncé l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité -ARE. Le projet est porté par Kamoa Copper, CrossBoundary Energy et GreenWorld Énergie, sous la tutelle du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité. Selon l’ARE, il s’agit de la plus grande installation solaire privée en Afrique subsaharienne. L’infrastructure vise à alimenter le complexe minier de Kamoa-Kakula, l’un des plus importants gisements de cuivre au monde. Dans un message publié sur son compte X, la directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz Moto, a indiqué que l’autorité avait «joué pleinement son rôle» en veillant à la sécurisation juridique, à la conformité technique et à l’analyse tarifaire du projet.
«À Kamoa, GreenWorld Énergie et CrossBoundary concrétisent un investissement solaire majeur: une installation combinée de près de 450 MW, le plus grand de son genre en Afrique subsaharienne! L’ARE a joué pleinement son rôle: sécurisation juridique, conformité technique et analyse tarifaire. Notre mission: transformer le potentiel énergétique de la RDC en projets concrets, bancables et durables. Kamoa-Kakula ouvre la voie. À nous d’accélérer!», a-t-elle déclaré.
L’ARE estime que cette mise en service démontre la capacité de la République Démocratique du Congo à accueillir et structurer des investissements énergétiques de grande envergure, sous l’impulsion du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité et en coordination avec les autorités provinciales du Lualaba. «Sous la tutelle du ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Son Exc. Aimé Molendo Sakombi, l’ARE contribue à la sécurisation des investissements sectoriels. Elle a notamment veillé à la conformité des infrastructures et à la structuration d’un modèle économique équilibré, garantissant la viabilité financière de l’investissement tout en offrant une visibilité sur les prix aux acheteurs», a précisé l’Autorité dans sa communication.
Le modèle économique retenu prévoit que l’électricité produite alimente directement les activités industrielles du site minier, afin de produire un cuivre à plus faible empreinte carbone, sans faire peser le coût de l’investissement sur le réseau public. «Ce qui a été possible à Kamoa-Kakula est possible ailleurs en RDC. L’ARE se tient prête à accompagner chaque projet sérieux avec la même rigueur, la même transparence et la même disponibilité administrative», a ajouté Mme Moto.




