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Solange Masumbuko: «Dire non à la MONUSCO ne devrait pas faire appel au meurtre, aux casses…»

«La Constitution accorde à chaque citoyen le droit de manifester, de protester et de s’exprimer librement. La population de Goma n’a exercé que son droit le plus légitime. Nous devons le reconnaitre à ce titre-là!», a signifié Solange Masumbuko, députée élue de Lukunga, dans une déclaration politique rendue publique le 26 juillet à Kinshasa. Ce rapporteur du groupe parlementaire AFDC-A a néanmoins précisé que «dire non à la MONUSCO ne devrait pas faire appel au meurtre, aux casses, aux pillages ni à tout autre acte de vandalisme».

Pour elle, ce n’est pas dans la violence et le chaos que le peuple RD-congolais mettra fin à l’insécurité. «Nous condamnons cette attitude», a-t-elle lancé, invitant tous les RD-Congolais à ne pas tomber dans le piège des ennemis. «Par contre, faisons confiance aux autorités du pays, surtout aux efforts diplomatiques de notre président de la République, Félix Tshisekedi, qui portent déjà ses fruits sur la scène internationale, aux résolutions issues de nos travaux parlementaires mais également à nos Forces armées», a conseillé la députée nationale Solange Masumbuko.

Par ailleurs, le rapporteur du groupe parlementaire AFDC-A a profité de l’occasion pour fustiger les agissements et les réactions de certaines personnes, de tireurs des ficelles qui s’hasardent et se permettent d’attacher ces événements malheureux sur le dos du Professeur Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat. «Il s’agit tout simplement d’une machination, d’une campagne de dénigrement et de diabolisation qui vise à ternir l’image de marque du camarade Modeste Bahati Lukwebo», a-t-elle déploré.

Et de poursuivre: «nous nous sentons donc dans l’obligation républicaine de nous opposer à cette campagne malfaisante. En tant qu’homme de paix, le Professeur Modeste Bahati Lukwebo ne peut pousser la population à la violence. Restons vigilants et ne cédons pas à la manipulation des ennemis de la paix». Ci-dessous, la déclaration politique de la députée nationale Solange Masumbuko sur les violences à Goma, au Nord-Kivu.

Christian BUTSILA


Déclaration politique de la députée nationale Solange Masumbuko sur les violences à Goma au Nord-Kivu

Nous devons très vite dire que manifester est un droit. La constitution accorde à chaque citoyen le droit de manifester, de protester et de s’exprimer librement. La population de Goma n’a exercé que son droit le plus légitime. Nous devons le reconnaitre à ce titre-là! Cependant, nous disons que dire non à la MONUSCO ne devrait pas faire appel au meurtre, aux casses, aux pillages ni à tout autre acte de vandalisme.

Nous condamnons cette attitude. Piller la base de la MONUSCO n’est pas la solution. Et cela ne peut qu’être dénoncé et condamné. Nous déplorons à cet effet, les pertes en vies humaines enregistrées dont un Casque bleu et deux membres de la Police des Nations-Unies mardi à Butembo ainsi que 6 manifestants. Nous présentons aussi nos sincères condoléances aux familles des victimes. Nous invitons au même moment nos compatriotes du Nord-Kivu à la retenue. Ce n’est pas dans la violence et le chaos que nous allons mettre fin à l’insécurité.

Ne tombons pas dans le piège des ennemis. Par contre, faisons confiance aux autorités du pays, surtout aux efforts diplomatiques de notre président de la République, Félix Tshisekedi, qui portent déjà ses fruits sur la scène internationale, aux résolutions issues de nos travaux parlementaires mais également à nos Forces armées. Nous profitons également de l’occasion pour fustiger les agissements et les réactions de certaines personnes, de tireurs des ficelles qui s’hasardent et se permettent d’attacher ces événements malheureux que nous déplorons sur le dos du professeur Modeste Bahati Lukwebo.

Il s’agit tout simplement d’une machination, d’une campagne de dénigrement et de diabolisation qui vise à ternir l’image de marque du camarade Modeste Bahati Lukwebo. Nous nous sentons donc dans l’obligation républicaine de nous opposer à cette campagne malfaisante. En tant qu’homme de paix, le professeur Modeste Bahati Lukwebo ne peut pousser la population à la violence. Restons vigilants et ne cédons pas à la manipulation des ennemis de la paix.

Kinshasa, le 26 juillet 2022

Honorable Solange MASUMBUKO,

Députée Nationale

Rapporteur du groupe parlementaire AFDC-A

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