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Conditions de travail des magistrats, état des structures de détention, accès des prisonniers à la nourriture et aux soins de santé, administration de la justice et dossier Frivao: un compte-rendu de la journée d’inspection et de consultations du ministre d’État Ngefa vendredi à Kisangani

Sous une pluie persistante, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a poursuivi sa mission officielle dans la province de la Tshopo. Vendredi, il a arpenté les couloirs des institutions judiciaires, déterminé à impulser le changement.

La journée de travail du ministre a commencé par une tournée audacieuse à travers les cours, tribunaux et parquets, tant civils que militaires de Kisangani. Le parcours a été riche en émotions; allant de la Cour d’appel de la Tshopo au Tribunal de paix de Kisangani/Makiso, en passant par le Tribunal pour enfants et le Tribunal de grande instance, sans oublier une halte au Tribunal de paix de Kabondo.

Une étape marquante de sa visite était consacrée à l’Inspectorat provincial des services judiciaires et pénitentiaires. L’émotion était palpable, notamment autour d’Emmanuel Pindiyo Enzaka, un Chef de division de 85 ans, qui aspire à une retraite digne après plus de six décennies de loyaux services. Une touche humaine qui ne laisse pas indifférent.

La tournée ne s’est pas arrêtée là. Le ministre a eu l’occasion d’évaluer le Tribunal de commerce et du travail, ainsi que le Parquet général de la Cour d’appel de la Tshopo, sans négliger les parquets des tribunaux de paix de Makiso et de Kabondo.

Dans un élan de solidarité, il a visité les structures de détention temporaire, les Amigos Homme et Femme, où il a engagé des discussions constructives avec les responsables et les détenus. Au programme : conditions de détention, nutrition, accès aux soins de santé et réinsertion sociale. Son engagement pour une humanisation du système pénitentiaire a été salué, car il considère que la justice doit être à la fois équitable et respectueuse de la dignité humaine.

En fin de journée, Ngefa s’est penché sur les juridictions et auditorats militaires. Son constat est sans appel : le manque de magistrats, d’infrastructures adéquates et de moyens de mobilité sont des défis à relever. Déterminé, il a promis de porter ces préoccupations au Gouvernement central pour envisager des réformes et renforcer le service public de la justice.

C’est après une journée bien remplie qu’il a reçu deux groupes de victimes de la guerre de six jours à Kisangani, notamment celles reliées au dossier Frivao, accueillant leurs attentes et leurs espoirs de réparation. Une démarche profondément humaine et réconfortante.

Dans une dynamique d’échange constructive, le Ministre a également rencontré les avocats du “Bateau de Kisangani”, un collectif représentant plusieurs dossiers emblématiques en attente de traitement. Ensemble, ils ont exploré les obstacles administratifs et judiciaires, ouvrant la voie à une collaboration prometteuse entre le ministère et le barreau local pour améliorer l’efficacité de la justice dans la Tshopo.

À travers cette mission, Guillaume Ngefa ne laisse aucun doute sur le nouveau narratif que le gouvernement concocte: rapprocher la justice des citoyens, humaniser les institutions judiciaires, et restaurer la confiance entre l’État et ses agents. Une ambition qui résonne dans chaque geste de ce ministre de la Justice, déterminé à bâtir un avenir meilleur pour tous.

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