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Dans le Kwango, le SNHR fournit de l’eau potable à 45 000 personnes

L'une des puits d'eaux construits par le SNHR dans la province du Bandundu
L’une des puits d’eaux construits par le SNHR dans la province du Bandundu
A Kolokoso, dans la province du Bandundu, les sources d’eau se trouvent en bas des collines. Il faut y descendre pour puiser péniblement la denrée rare. Selon des témoignages, il y a eu des femmes qui ont accouché pendant qu’elles tentaient de remonter avec l’eau. Mais grâce au SNHR, cela ne sera plus qu’un vieux sombre souvenir
L’eau c’est la vie. Et cette vie, le gouvernement de la République, à travers le Service national de l’hydraulique rurale -SNHHR-, l’apporte dans la RD-Congo profond. Cette structure technique qui a à sa tête Georges Koshi, se charge, dans le cadre du programme d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, de fournir aux populations de l’intérieur du pays cette denrée si indispensable à leur survie.
Afin de faire savoir ce qu’il a abattu comme travail, le SNHR a organisé, du 4 au 5 décembre 2013, une tournée avec la presse kinoise dans le district de Kwango, au Bandundu. Le but: leur permettre de palper du doigt ce qui y a été déjà fait. Les réalisations ont parlé d’elles-mêmes. C’est plus de 45 000 personnes qui pourront, dès l’inauguration des sites dans le pont Kwango et dans le groupement de Kolokoso, fief du ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, avoir de l’eau potable à leur portée.
Incroyable pour la population du coin. «Nous remercions le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, d’avoir pensé à Kolokoso. Parce que depuis sa création en 1953, aucun gouvernement n’a daigné nous pourvoir de l’eau potable. Il est donc le seul président à y avoir», a confié Mayi Ndombe, président des jeunes de Kolokoso qui n’a pas manqué de remercier aussi le directeur général du SNHR, Georges Koshi. En outre, les réalisations qui sont en cours dans le groupement de Misele et dans le village de Masamuna permettront à plus ou moins 65 000 personnes de plus d’accéder à une eau propre à la consommation.
Relever le défi de l’accès à l’eau potable. Le gouvernement s’y attèle à travers le Service national de l’hydraulique rurale -SNHR. Fier de montrer ce qu’il a déjà fait, ce Service a offert aux journalistes kinois une visite guidée dans le district de Kwango, au Bandundu. Sur place, ces derniers ont pu constater, par eux-mêmes, comment les réalisations du SNHR sont en train de rendre leur sourire aux populations de l’arrière-pays.
A ces jours, deux forages sont prêts à desservir le Kwango en eau. Premièrement à Kolokoso, un village perdu au fond du Bandundu, à près de 367 Km de Kinshasa. Pour y arriver, il a fallu parcourir 322 Km sur la Route nationale n°1 en serpentant des belles collines ornées de verdure qui offre une vue presque parfaite, avant de virer à droite et de se noyer dans le paysage féerique durant deux longues heures. Au terminus, une rupture avec le présent. Des maisons en terre battue fixée sur des branches d’arbre et coiffées de pailles, une intense obscurité et le réseau téléphonique aux abonnés absents. Cette population estimée à de plus de 20 000 habitants a bénéficié du plus grand mini-réseau de desserte en eau potable de Kwango, soit 3.400 km.
Avec une profondeur de forage de 137,5 mètres, la structure comprend une tour de 10 mètres de hauteur, un réservoir de 18 mètres cube, huit bornes fontaines de deux robinets chacune et un groupe électrogène de 17,5 KVA. Le 5 décembre a été comme un jour de fête à Kolokoso. Le chef de secteur Placide Kiama Mafutamingi alias Zaïko, tout vêtu de rouge orné de ses parures de chef, des notables relativement bien endimanchés et même le comité chargé de gérer cette eau -qui sera vendue à CDF 100 par bidon de 25 litres afin de s’assurer le carburant pour le groupe électrogène et l’entretien de l’ouvrage- et à côté, une foule de femmes et de jeunes filles, dont la plupart attendent famille, ont pris part à cette manif.
Les hommes étaient venus pour assister au lancement démonstratif de l’eau avant l’inauguration officielle et les femmes pour puiser de l’eau. La joie était au rendez-vous, des cris, des rires, des disputes vite apaisées. Bref, une ambiance bon enfant. Cela est justifié. D’habitude, les femmes, celles qui se chargent de puiser de l’eau au quotidien, arpentent les collines pour recueillir l’eau de source. Ce qui n’est pas facile. Surtout qu’elles trimballent généralement un ou deux bidons de 25 litres avec un enfant au dos. «Nous remercions le Président Kabila. Son geste est un salut pour nous. Les femmes enceintes parcourent de longs kilomètres pour puiser de l’eau. Il y en a même qui accouchent sur le chemin alors qu’elles remontaient la colline avec son bidon de 25 litres sur la tête», a déclaré une institutrice.
Et d’ajouter: «cette opération du SNHR nous l’appelons «Opération Cocorico». Nous étions abandonnés à nous-mêmes et nous estimons que cette action du Chef de l’Etat marque le réveil. Désormais, on se soucie aussi de nous». Cependant la population a lancé un cri de cœur à l’endroit de Patrice Kitebi, originaire de Kolokoso, prié d’aller enfin procéder à l’inauguration de cette merveille du SNHR avant les fêtes de fin d’année. Et par-là, permettre à la population de bénéficier réellement de ce geste salutaire du gouvernement.
Mais bien avant Kolokoso, la délégation du SNHR a fait une escale au Pont Kwango, une localité om l’accès à l’eau potable est aussi un casse-tête. «On achetait l’eau un peu plus loin, mais cette eau-là est trop sale», a affirmé un petit garçon en chargeant quatre bidons de 25 litres sur son vélo.
La structure est la même: une tour de 10 mètres, un réservoir de 16 mètres cube, une pompe immergée de 46 mètres, un groupe électrogène de 17,5 KVA et quatre bornes fontaines de deux robinets chacune pour une population évaluée à 25 000 habitants. Le mini-réseau est de 1000 mètres. Lors des passages dans tous les deux endroits, le chef de laboratoire du SNHR, Odon Ilunga, a pris soin de vérifier la qualité de l’eau.
«Je constate que le nitrate est en faible quantité, ce qui veut dire que l’eau n’est pas contaminée», a-t-il assuré. Cependant, le laborantin a tenu à mettre un dose de chlore dans le réservoir afin de nettoyer le réseau -la tuyauterie- qui serait peut-être infecté. Ce dernier est d’ailleurs reparti avec des échantillons d’eau de Pont Kwango et de Kolokoso. Méticuleux!
Il y a aussi des ratées
Les choses ne se passent pas toujours comme on le veut. A Misele, par exemple, à 338 Km de Kinshasa sur la RN1, dans le territoire de Kenge, le forage a connu un problème. Il y a eu un ensablement du puits creusé. Le SNHR ne baisse pas les bras pour autant. Tout est quasiment déjà fait. Un réservoir de 20 m3, quatre bornes fontaines de deux robinets chacune et un réseau de 1400 mètres a été installé.
«Presque tout a été déjà fait, il ne reste plus que le forage. Les études prouvent qu’on peut trouver de l’eau à 70 mètres de profondeur», a expliqué Carol Nzore, chargé de communication du SNHR. Ces travaux finis, près de 20 000 âmes accèderont à l’eau potable. Le chef de poste d’Etat, Batufila Kikomba, a émis une demande: «Les quatre bornes sont insuffisantes, il faudra en ajouter au moins quatre autres». En dehors de Misele, le SNHR est aussi en plein travail à Masamuna, un grand village de plus de 40 000 personnes se trouvant à 347 Km de Kinshasa. Il y a déjà une tour de 10 mètres de hauteur et un groupe de 30 KVA.
Il reste à placer un réservoir de 20 mètres cube, huit bornes fontaines, un réseau de 2200 mètres et un forage à exécuter. A en croire un expert, il faut aller jusqu’à 240 mètres pour atteindre la nappe phréatique. A la fin des travaux à Misele et Masamuna, le SNHR offrira de l’eau potable à plus de 110.000 personnes dans le Kwango.
Hugo Robert MABIALA

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