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Irina Bokova pour l’élimination de l’extrême pauvreté dans le monde

Irina Bokova, directrice général de l’UNESCO
Irina Bokova, directrice général de l’UNESCO
En 1950, l’Assemblée générale des Nations unies a invité tous les Etats et toutes les organisations internationales concernées à célébrer le 10 décembre de chaque année la Journée des droits de l’homme -résolution 423 V. Le thème retenu cette année est: «20 ans au travail pour vos droits».
A l’occasion de cette journée, Irina Bokova, directrice général de l’UNESCO, a demandé à tout le monde à devoir épargner aucun effort pour aider les pays à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement -OMD- d’ici à 2015. Elle a également souligné qu’il est impératif de tenir les promesses faites en 2000 tout en fixant pour le développement durable un nouvel agenda ambitieux qu’il nous faudra suivre en nous concentrant sur l’élimination de l’extrême pauvreté dans le monde. Pour elle, l’élimination de la pauvreté est un fondement de la paix et du développement durables -telle est la leçon essentielle des 65 dernières années. Par ailleurs, l’année 2013 marque également les vingt ans d’existence du Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’homme.
L’Assemblée générale des Nations Unies a créé le mandat du Haut-Commissaire chargé de promouvoir et de protéger tous les Droits de l’homme en décembre 1993. L’Assemblée générale donnait alors suite à une recommandation des délégués présents à la Conférence mondiale sur les Droits de l’homme organisée à Vienne plus tôt la même année. La Déclaration et Programme d’action de Vienne, adoptée par la Conférence mondiale, a renouvelé l’effort de la protection et de la promotion des droits de l’homme et est tenue pour constituer l’un des documents majeurs du dernier quart de siècle en matière de droits de l’homme.
 
«Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité», a clairement indiqué Irina Bokova à l’occasion de la Journée internationale des Droits de l’homme. Ainsi, a-t-elle poursuivi, est libellé l’article premier de la «Déclaration universelle des Droits de l’homme» adoptée par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies le 19 décembre 1948.
Premier instrument universel à reconnaître la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, la Déclaration incarnait des siècles de réflexion -elle a également marqué le début d’efforts mondiaux concertés pour réaliser les Droits de l’homme en toutes circonstances. La directrice générale de l’UNESCO a souligné qu’un pas décisif a été franchi en 1993 avec la création du Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’homme. Adoptés il y a 20 ans, la Déclaration et le Programme d’action de Vienne restent éminemment pertinents aujourd’hui, réaffirmant l’universalité des Droits de l’homme, leur corrélation et leur importance pour le développement.
«Des avancées considérables ont eu lieu depuis lors, mais le plein respect de l’exercice des Droits de l’homme reste difficile à atteindre», a renchéri Irina Bokova en rappelant qu’en 2000, les OMD ont fixé un agenda humaniste ambitieux qui a servi de catalyseur à d’importants progrès dans de nombreux pays. Cependant, a-t-elle expliqué, 2,7 milliards de femmes et d’hommes continuent de vivre avec à peine plus de deux dollars par jour. Pour elle, l’accès à une éducation de qualité est encore un rêve pour des millions de jeunes filles et de femmes.
«Les catégories les plus défavorisées de la société continuent d’être victimes d’exclusion, de maltraitance et de violence. Dans le même temps, l’état de droit reste faible dans de nombreux pays et la liberté d’opinion et d’expression se heurte à des menaces croissantes», a déploré Irina Bokova. Et de recommander: «Pour que la liberté et l’égalité de dignité et de droit deviennent réalité pour toutes les femmes et tous les hommes, nous ne devons épargner aucun effort pour aider les pays à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici à 2015».
Pour le n°1 de l’UNESCO, il est impératif de tenir les promesses faites en 2000 tout en fixant pour le développement durable un nouvel agenda ambitieux qu’il nous faudra suivre en nous concentrant sur l’élimination de l’extrême pauvreté dans le monde. «L’élimination de la pauvreté est un fondement de la paix et du développement durables -telle est la leçon essentielle des 65 dernières années. Ce devrait être notre nouvel agenda mondial pour les Droits de l’homme, l’accent étant spécialement mis sur les droits des femmes et leur autonomisation», a-t-elle demandé à tous les pays du monde entier.
 
Occasion de regarder vers l’avenir
 
Par ailleurs, le 20ème anniversaire de la Conférence de Vienne est une occasion pour tous les gouvernements, toutes les sociétés et tous les hommes et femmes de se mobiliser et de regarder vers l’avenir. De grands progrès ont été réalisés depuis 1948 et 1993, mais beaucoup de durs efforts restent à faire pour que la dignité et les droits deviennent une réalité pour tous.
«L’éducation aux Droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée: c’est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité. En cette Journée internationale des droits de l’homme, continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme, et à promouvoir la liberté, la sécurité et la paix dans tous les pays», a déclaré Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU.
 
Christian BUTSILA

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