
Candidat à sa propre succession, Denis Sassou N’Guesso a été réélu président de la République du Congo pour un 5ème mandat, au terme d’un scrutin organisé du 12 au 15 mars 2026. Il a obtenu 94,82% des suffrages, devançant les autres candidats en lice. Âgé de 82 ans, l’homme brigue un autre mandat à la tête de la République du Congo, pays qu’il dirige depuis 1977. À ces élections de 2026, il s’est présenté sous la bannière de la Majorité présidentielle, composée de près d’une vingtaine de partis politiques.
Sur un corps électoral de 3 167 909 inscrits, 2 681 587 ont voté, soit un taux de participation de 84,65%. Les abstentions sont de 486 322 pour un suffrage exprimé de 2 644 013. Cette période de fièvre électorale a rendu son verdict à la place du Prima, réservée à Denis Sassou N’Guesso, un rouleau compresseur qui a obtenu 2 507 038 voix, soit 94,82% des voix; suivi de Mavoungou-Zinga Mabio avec 39 186 voix, soit 1,48%; Dave Uphrem Mafoula à la troisième position avec 1,03% des voix; suivi de Destin Gavet avec 0,87%; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou avec 0,86%; Romain Vivien Manangou, l’avant-dernier candidat malheureux, avec 0,61%; pour clôturer avec Anguios Nganguia Engambé avec 0,33% des voix.
Rappelons qu’en mars 1977, le président Denis Sassou a franchi la porte de l’échelle présidentielle alors que le climat politique se dégradait, suite à l’irruption d’un commando dans le bâtiment de l’état-major, ainsi qu’à l’assassinat de Marien Ngouabi. Dans la confusion qui a suivi, l’archevêque de Brazzaville, Émile Biayenda, et l’ancien président Massamba-Débat ont été exécutés à leur tour par le Comité militaire du parti tout juste institué. «Un épisode sombre de l’histoire du Congo», reconnaît aujourd’hui Denis Sassou N’Guesso.
Deborah MATEYI

