Sports

RDC : Butela s’en va à la conquête de la LINAFF

Le paysage du football féminin de la RD-Congo est sur le point de connaître un tournant décisif. Arlette Butela, journaliste à «Télé 50», cette figure bien connue dans le milieu du sport RD-congolais, se lance dans la course à la présidence de la Ligue nationale de football féminin -LINAFF. Après le dépôt de sa candidature lundi 17 mars 2025 au siège de la Fédération congolaise de football association -FECOFA-, la candidate a exprimé son engagement pour développer le football féminin en RD-Congo, soulignant l’importance d’une ligue nationale régulière et compétitive, à l’instar de la ligue masculine. Ce, tout en mettant en avant la nécessité de soutenir les joueuses financièrement et de prévoir leur reconversion après leur carrière.

Grâce à son expérience dans le domaine, elle s’est dite bien placée pour diriger et améliorer la visibilité ainsi que les infrastructures du football féminin. «Vous le savez, aujourd’hui c’est la date limite pour le dépôt des candidatures concernant la Ligue nationale de football féminin et nous sommes tiqués pour la présidence de la Ligue nationale de football féminin. C’est pourquoi nous sommes venus aujourd’hui, nous, comme je le dit, toute notre équipe, pour déposer notre candidature. Vous le savez bien que la FIFA le dit et la CAF également que nous devons avoir un football féminin digne de ce nom en RD-Congo. Et ce n’est pas les moyens qui manquent, c’est pourquoi nous voulons avoir un football attrayant, un football rémunérateur», a-t-elle fait savoir.

Et de poursuivre: «vous le savez, les femmes ont une courte durée dans le domaine du football, alors elles doivent penser non seulement à faire ce football, à tirer profit, mais également à penser à la reconversion. C’est notre but».

En 20 ans d’expérience dans le milieu du sport avec à la clé un poste de directeur sportif au FC Amani, Arlette Butela pense avoir le profil requis pour piloter la LINAFF.

«Je crois que pour avoir fait plus de 20 ans dans la profession, avoir conduit des grands clubs de la capitale, comme Vita, aussi, nous avons été dans la direction en ce qui concerne la communication, en tant que directeur sportif du FC Amani, je crois que nous sommes bien placés pour parler du football, qui plus est, du football féminin. Nous soutenons, nous appuyons ces dames depuis plusieurs années. Et je crois qu’à un moment donné, il faudrait s’asseoir et dire quelles sont les avancées, qu’est-ce qui peut être fait pour permettre à la ligue d’avoir, parce qu’on doit faire un distinguo. La ligue, ce n’est pas l’équipe nationale, on doit avoir une ligue nationale de football au même titre, au même niveau que la ligue nationale de football messieurs, c’est-à-dire une compétition régulière, retransmise à la télévision pour plus de visibilité, mais aussi rémunérée, pourquoi pas», a-t-elle laissée entendre.

Et de conclure: «je crois que nous sommes au mois de mars, moi, dédié à la femme, et nous les femmes, aujourd’hui, nous acceptons de lutter dans la légalité et dans la logique. Il y a eu des critériums, un critérium qui a été posé, nous avons rempli les dossiers et nous espérons, en toute sportivité, que nous allons lutter dans la loyauté et dans le respect des normes. Ce qu’il faut retenir est qu’on doit avoir une compétition régulière, retransmise à la télévision pour plus de visibilité. Voilà, j’espère que le message est passé».

Par ailleurs, en attendant la publication finale de la liste de tous les aspirants à la présidence de la LINAFF, sa candidature, déjà soutenue dans les forums sportifs par une majorité écrasante des journalistes, est perçue comme une opportunité en or pour dynamiser et structurer le football féminin en RD-Congo.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page