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Mondial 2026: quand quatre nations africaines tombent dans le même piège

Les représentants africains continuent de quitter la Coupe du monde 2026 avec beaucoup de regrets. Sur les neuf sélections africaines qui avaient réussi à atteindre la phase à élimination directe, quatre ont été éliminées après avoir encaissé un but dans les toutes dernières minutes de leur match. Après la Côte d’Ivoire, la RD-Congo et le Sénégal, c’est au tour de l’Égypte de voir ses espoirs s’envoler. La nation la plus titrée du continent s’est inclinée face à l’Argentine: 3-2, championne du monde en titre, mardi 7 juillet 2026, au stade d’Atlanta, en huitièmes de finale. Pourtant, l’Égypte avait longtemps cru tenir son exploit. Yasser Ibrahim a ouvert le score de la tête dès la 15ème minute sur un centre précis de Marwan Attia. Quelques minutes plus tard -21ème-, le gardien Mostafa Shobier est devenu le héros de son équipe en repoussant un penalty de Lionel Messi. Il a ensuite réalisé deux autres arrêts décisifs devant Alexis Mac Allister et Julián Álvarez, permettant aux Pharaons de regagner les vestiaires avec un avantage de 1-0. Au retour des vestiaires, l’Argentine a accentué la pression tandis que l’Égypte misait sur les contre-attaques.

À la 58ème minute, Mostafa Zico pensait inscrire le deuxième but, mais l’arbitre français François Letexier l’a refusé après intervention de la VAR pour une faute commise au début de l’action. Les Égyptiens n’ont toutefois pas baissé les bras. À la 67ème minute, Mohamed Salah a lancé une contre-attaque rapide. Haytham Hassan a ensuite délivré une passe parfaite à Mostafa Zico, qui a marqué d’une seule touche pour donner deux buts d’avance aux Pharaons: 2-0. Comme plusieurs autres équipes africaines dans ce Mondial, l’Égypte a craqué dans le dernier quart d’heure. Cristian Romero a réduit le score de la tête à la 79ème minute sur un centre de Lionel Messi. Cinq minutes plus tard, Messi a lui-même égalisé grâce à une frappe puissante dans la surface. Alors que les prolongations semblaient se rapprocher, l’Argentine a porté le coup décisif dans le temps additionnel.

À la 90ème minute, Enzo Fernández a repris de la tête un centre venu de la droite pour offrir la victoire: 3-2 et la qualification à l’Albiceleste pour les quarts de finale. Cette série de défaites des équipes africaines a suscité de nombreuses interrogations et analyses. Plusieurs observateurs ont tenté d’expliquer ces éliminations. Parmi les principales raisons avancées figure la dimension mentale. «Un match de football dure 90 minutes et non 80. Voici trois équipes africaines qui méritaient bel et bien une place en quarts de finale de cette Coupe du monde. Mais par manque de concentration, de gestion du temps et de force mentale, elles ont laissé filer leur qualification et rentrent aujourd’hui à la maison», a indiqué le journaliste togolais Anani Sossou.

Et d’ajouter: «la défaite la plus difficile à accepter est sans doute celle du Sénégal, qui menait encore 2-0 jusqu’à la 84ème minute. Même un entraîneur amateur aurait cherché à casser le rythme du match, à effectuer des changements défensifs ou à renforcer son milieu de terrain pour préserver cet avantage. Malheureusement, certains entraîneurs africains tardent souvent à effectuer les ajustements nécessaires au bon moment. Résultat: leurs équipes se font rejoindre puis dépasser dans les dernières minutes».

Pour le boxeur RD-congolais Zack Mwekassa, ces éliminations révèlent également des faiblesses tactiques et psychologiques. «Le Sénégal, la RD-Congo et la Côte d’Ivoire. Trois nations africaines, trois scénarios presque identiques. Pendant plus de 80 minutes, elles ont cru tenir leur qualification. Puis, en quelques instants, tout s’est écroulé. Leurs adversaires n’ont pas gagné par hasard. Ils ont gagné grâce à leurs grands joueurs. Lorsque le match devient difficile, les grandes nations donnent le ballon à leurs meilleurs éléments, et ceux-ci changent le cours de l’histoire. L’Afrique, en revanche, choisit souvent de défendre son avance plutôt que de continuer à jouer. Les équipes reculent, subissent la pression adverse, perdent progressivement la maîtrise du ballon et finissent par perdre le match», a-t-il déclaré.

L’élimination des Pharaons confirme une tendance frustrante pour le football africain dans cette Coupe du monde. Comme la Côte d’Ivoire, la RD-Congo et le Sénégal avant elle, la sélection égyptienne a laissé filer sa qualification dans les derniers instants d’un match qu’elle semblait pourtant maîtriser. À l’heure actuelle, le Maroc demeure le seul espoir du continent africain. Ce jeudi 9 juillet, les Lions de l’Atlas affronteront la France en quarts de finale. Beaucoup se demandent si les Marocains parviendront à atteindre les demi-finales pour la deuxième fois consécutive.

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