
La situation sécuritaire dans l’Est de la RD-Congo qui ne cesse de perturber le vécu des RD-Congolais, n’a pas épargné non plus le Championnat national. Vu l’impasse, le Comité de normalisation -CONOR- de la Fédération congolaise de football association -FECOFA- et la Ligue nationale de foot -LINAFOOT- a décidé de faire jouer les matches à domicile des équipes de cette région à Kinshasa et à Lubumbashi pendant la phase des play-offs.
Une décision qui n’a pas fait l’unanimité de certains clubs, notamment de Maniema Union qui estime que cela leur impose des coûts supplémentaires et nuit à l’équité compétitive, car ils devront se déplacer tandis que d’autres équipes joueront chez elles. Réagissant sur cette décision au micro de la radio «TopCongo FM», Patrice Mangenda, ancien secrétaire général adjoint de la FECOFA et expert en gouvernance des sports, a, à son tour, souligné que les modifications des règles du championnat ne sont pas équitables tout en remettant en question l’organisation actuelle du football RD-congolais.
«Il n’y a plus d’équité. Ce n’est plus un championnat. Quel est ce championnat où on peut, chemin faisant, changer les règles? Non, il y a des cas de force majeure aujourd’hui. Ces cas de force majeure ont été inventés par le CONOR, tout simplement. Le problème n’est pas forcément le championnat, c’est l’organisation du football actuel qui pose problème. C’est tout simplement parce que le CONOR, qui est une instance passagère avec mission bien définie, ça donne à des activités dont ils n’ont pas la maîtrise. C’est tout simplement ça», a-t-il lâché.
Ce, non sans rappeler au CONOR sa véritable mission. «Quelle est la mission d’un comité de normalisation? Les textes, les élections. On normalise et on laisse le travail aux experts. Ils n’ont jamais fait ça. C’est ce qui consacre le niveau dans lequel se trouve le football RD-congolais. Où on va? La raison fondamentale est laquelle? Les raisons, j’en donnerai deux. D’un côté, il y a des gens qui ne maîtrisent pas la gestion du football. D’un autre, il y a aussi ces caprices des clubs», a-t-il signifié.
A l’en croire, l’AS Maniema Union a le plein droit de contester la décision prise par le CONOR et la LINAFOOT. «Maniema Union à le plein droit de contester. Et ce championnat se jouant, champion sorti, Maniema Union a le droit de contester. Et d’aller même le TAS. Ils auront raison à 1000%. N’importe qui, n’importe quelle équipe, aujourd’hui contestant le champion en justice sportive, aura raison tout simplement», a-t-il fait savoir.
Et de conclure: «c’est parce qu’on ne veut pas faire les choses correctement. On refuse. Il y a des tweets. On a peur des tweets. On a peur des lettres. On a peur des personnalités. Mais finalement, on est là pourquoi?».
Par ailleurs, la reprise du championnat est annoncée pour le samedi 15 février prochain. Et le choix du site ne concerne pas seulement les équipes de l’Est. Kolwezi, Kalemi et Mbuji-Mayi sont aussi concernées en cas de qualification pour la phase des play-offs qui se joueront à Kinshasa et Lubumbashi.


