
Depuis près d’un an, le ministre des Sports, Didier Budimbu, et le président du Comité olympique congolais -COC-, Amos Mbayo, se retrouvent au cœur de rumeurs persistantes, alimentées par des réseaux opaques. Ces rumeurs font état d’un prétendu bras de fer entre l’actuel ministre des Sports et le président de la Fédération de handball du Congo -FEHAND-, sans toutefois apporter d’éléments suffisamment solides pour établir l’existence d’une véritable rupture. Ces spéculations auraient été ravivées à la suite d’une élection organisée en novembre 2025 au sein du COC, à l’issue de laquelle Amos Mbayo a été reconduit à la tête de l’institution pour un mandat de quatre ans.
Certains ont alors tenté de présenter cette situation comme le signe d’un conflit ouvert avec le ministre des Sports, qui avait suspendu provisoirement l’Assemblée générale et le processus électoral du COC. Les événements récents semblent toutefois témoigner d’une réalité bien différente. Dans leurs interventions comme dans leurs activités publiques, Didier Budimbu et Amos Mbayo continuent de privilégier le dialogue et de travailler sur des dossiers liés au développement du sport en RD-Congo. En juillet 2026, la Confédération africaine de handball -CAHB- avait officiellement félicité Didier Budimbu et Amos Mbayo pour la réussite de la 42ème édition du Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de Coupe.
Dans une correspondance adressée au Ministère des Sports, le président de la CAHB, Mansourou Aremou, avait salué la qualité de l’organisation ainsi que la détermination des responsables RD-congolais à relever les défis liés à cet événement continental. «Dans un contexte socio-économique particulièrement lourd et complexe, vous avez réalisé une édition totalement incroyable. Là où beaucoup auraient reculé face aux obstacles, vous avez opposé une force tranquille», avait-il reconnu.
Visiblement, cette reconnaissance constitue un signal important quant à la capacité de deux responsables à unir leurs efforts autour d’objectifs communs, malgré les interprétations et les rumeurs qui circulent dans certains milieux. Quelques mois plutôt, soit à quelques semaines du match entre les Léopards de la RD-Congo et les Reggae Boyz de la Jamaïque, Didier Budimbu avait réuni plusieurs anciens ministres des Sports RD-congolais, dont Amos Mbayo, à l’espace Kemesha, à Kinshasa, dans le cadre de la «Nuit des pionniers». L’objectif était de réunir différentes générations de responsables du sport de la RD-Congo et de créer une dynamique collective autour des Léopards, engagés dans la course à la qualification pour le Mondial au Mexique. La présence d’Amos Mbayo aux côtés du ministre des Sports lors de cette rencontre contraste avec l’image d’une supposée rupture que certains cherchent à installer dans l’opinion.
Budimbu dissipe le malentendu
Lors de son passage à Six TV, Didier Budimbu s’est montré particulièrement clair au sujet de ses relations avec le président du COC, Amos Mbayo. «Nous entretenons de très bonnes relations. Beaucoup de personnes ne le savent peut-être pas, mais Amos Mbayo fait partie de mon parti politique, l’AVC.
Lors des élections législatives de 2023, il était d’ailleurs candidat sur la liste de notre parti», a-t-il expliqué. Et d’ajouter: «vous pouvez lui poser directement la question. Nos relations sont très bonnes. D’ailleurs, nous nous sommes rencontrés hier et avons tenu une petite réunion ensemble». Cependant, le patron du sport RD-congolais a reconnu l’existence d’un différend lié aux dernières élections du COC. Néanmoins, il a insisté sur la nécessité de distinguer cette question institutionnelle de ses relations personnelles avec Amos Mbayo. «Il est vrai qu’un différend est survenu au niveau des élections du Comité olympique. Nous sommes actuellement en train de chercher les voies et moyens pour régler cette situation de manière constructive», a-t-il précisé.
Et de conclure: «il est donc important de ne pas mélanger les choses. Sur le plan personnel, Amos Mbayo et moi entretenons de très bonnes, voire de très, très bonnes relations. Nous avons toujours privilégié le dialogue et nous continuons à travailler pour trouver une solution à ce différend». Loin des bruits de couloir et des «pyromanes» qui cherchent à attiser les braises, Didier Budimbu et Amos Mbayo semblent avoir privilégié le dialogue et la recherche de solutions. Une démarche qui, dans l’intérêt du sport RD-congolais, mérite d’être consolidée plutôt que fragilisée.

