
Le Réseau Mwangaza plaide pour un accès inclusif à l’énergie électrique. Dans un communiqué officiel rendu public le mercredi 11 mars 2026, l’organisation souligne que l’électricité ne doit plus être vue comme un simple défi technique, mais comme un droit humain fondamental et un levier d’émancipation pour les femmes RD-congolaises. «Pas de droits sans lumière, pas de justice sans énergie», martèle le Réseau Mwangaza dans le document.
Pour ce collectif, l’accès à l’énergie est la pierre angulaire de l’exercice effectif des droits humains. En liant justice énergétique et féminisme, le réseau souligne que les femmes sont les premières victimes de la précarité énergétique, qui freine leur autonomisation économique et compromet leur sécurité. Le plaidoyer de l’organisation ne se limite pas à une revendication morale, il s’appuie sur le socle juridique national. Arlette Basua de l’Observatoire d’études et d’appui à la responsabilité sociale et environnementale -OEARSE-, rappelle que l’État RD-congolais a déjà pris des engagements clairs en la matière.
«La Constitution de la RD-Congo, en son article 48, dispose que le droit à un logement décent, le droit d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique sont garantis», souligne-t-elle dans le communiqué. Malgré ce cadre légal, révèle-t-elle, la réalité du terrain reste marquée par des disparités majeures, privant des millions de foyers d’une ressource pourtant indispensable.
Pour le Réseau, l’absence d’électricité est une forme d’injustice qui frappe de manière disproportionnée les femmes, souvent responsables des tâches domestiques et de la petite économie informelle. Face à ce constat, Victorine Kilembe, membre du Centre congolais pour le développement durable -CODED-, rappelle l’urgence de passer de la rhétorique à l’application.
«Nous avons formulé un plaidoyer pour que les engagements pris par l’État, tant au niveau national qu’international, soient respectés», martèle-t-elle. Le CODED ne se contente pas de dénoncer, il assure un suivi technique rigoureux pour vérifier si les promesses de la RD-Congo se traduisent par des changements réels dans les foyers. «Notre objectif est de garantir aux femmes un accès effectif à l’énergie», insiste-t-elle.
Dans ce communiqué, le Réseau Mwangaza invite les autorités et les opérateurs du secteur à un changement de paradigme. Leurs revendications s’articulent autour de trois axes prioritaires: garantir une énergie propre et stable pour tous les ménages; promouvoir des solutions de cuisson durables pour préserver la santé des femmes et le couvert forestier, et mettre en place des bourses et des formations techniques pour intégrer les femmes dans la filière des énergies renouvelables.
Hénoc AKANO