Société

PNSA prêche contre les grossesses précoces et non désirées chez les adolescents

En RD-Congo, 30% des jeunes ont des besoins non satisfaits en matière de contraception, environ 28% des jeunes ont déjà eu une grossesse précoce et non désirée et 27% d’adolescentes de 15 à 19 ans ont déjà accouché. Ces chiffres viennent du Programme national de l’adolescent -PNSA.
Le Dr Didier Lukeme, docteur en économie de la santé, tient à ce que les adolescents soient éduqués dans le domaine de la physiologie et sur les changements survenant à la puberté comme sur les mécanismes de la conception. Il a conseillé aux jeunes qu’une bonne santé génésique se gère sur une vie entière. Ce docteur tient à ce que les jeunes apprennent à différer toute relation sexuelle tant qu’ils ne se sentent pas capables d’assumer les responsabilités. A l’en croire, les jeunes doivent être informés sur le risque médical, émotionnel et socio-économique d’une grossesse précoce. Il leur a rappelé l’existence des moyens contraceptifs sans danger, fiables et peu coûteux.
Il a noté des facteurs favorisant la grossesse précoce notamment la baisse de l’âge des premières règles qui passent de 14 à 12 ans dans plusieurs pays en développement et la baisse de l’âge moyen des premiers rapports sexuels en RD-Congo qui est passé de 17 ans en 1991 à 14 ans en 2002. Aussi, l’ignorance et la non-utilisation des méthodes contraceptives, le mariage précoce, l’accès insuffisant à l’information et à l’éducation en matière de santé sexuelle et reproductive favorisent la grossesse contractée.
Eviter l’avortement qui constitue un crime
Les adolescents et jeunes avancent leurs raisons pour avorter. En ce qui concerne l’éducation, ils craignent d’être renvoyées de l’école ou de suspendre leurs études. Ces adolescents disposent moins des ressources économiques pour prendre soin d’un enfant. Ils invoquent la réprobation sociale. Cela veut dire la honte pour les adolescentes et leurs familles. A cela s’ajoutent l’absence de relation stable, l’échec de la contraception. Le Dr Didier Lukeme prévient les jeunes sur l’usage de la contraception notamment l’abstinence sexuelle avant le mariage. Il encourage les parents à parler de la sexualité avec leurs enfants. En cas de grossesse, ce médecin recommande aux jeunes de la conserver, d’aller à la consultation prénatale et post-natale et surtout de ne pas avorter pour éviter les complications notamment la stérilité secondaire, la mort, la culpabilité d’être renvoyée de l’école et rejetée par sa famille ainsi que la prison car l’avortement est un crime.
Bijou KULOSO

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