
Qui avait dit que le comité de gestion de l’Institut supérieur pédagogique de Masi-Manimba -ISP/Masi-Manimba- n’encourageait pas les professeurs ou les chefs des travaux dans la publication? Le livre «Des mouvements migratoires historiques dans la province du Kwilu», essaie d’une monographie ethnique, publié par le chef de travaux Nicaise Nzokubila Bongozita, vient de prouver le contraire. Préfacé par le Professeur Jean-Baudouin Mokoha Monga Adogo de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Kinshasa -UNIKIN-, cet ouvrage de 176 pages valorise la culture, édifie et retrace les origines de l’ensemble des peuplades de la province du Kwilu. Une bonne recette à mettre à la disposition de la jeunesse. C’est toute une histoire des différentes tribus du Kwilu dont parle l’auteur dans cette dissertation de 176 pages. Un ouvrage beau à lire.
Préfacé par un professeur de l’UNIKIN
Ce grand fleuve se dévoile à travers toutes ces peuplades de la contrée natale de l’auteur de ce livre, la province du Kwilu. Il parle de Mbala, Ngongo, Yansi, Mbunn, Pende, Ngoli, Kwese, Hungani, Dinga, Pindi, Tshamba, Suku dont la connaissance approfondie a constitué son principal cheval de bataille. «En effet, la lecture de cet ouvrage laisse transparaître une réelle multidisciplinarité dans le chef de l’auteur qui apparait sous plusieurs facettes: ethnologue, sociologue, historien, linguiste, philosophe, biologiste dans l’unique dessein de cerner véritablement l’objet de sa quête», a écrit le Professeur Jean-Baudouin Mokoha qui a préfacé le livre.
Et de poursuivre: «sans aucun doute, la crainte de l’auteur reste la phagocytose linguistique et culturelle, en cette ère de la mondialisation où les puissantes cultures tendent à assimiler et à avaler les plus faibles. En témoigne dans l’histoire, la normalisation de la Gaule. En effet, les Romains galvanisés par leur principe de conquête -vae victis: malheur aux vaincus- contraignirent les Gaulois vaincus à abandonner leur langue, le celtique, pour adopter péremptoirement le latin et la culture de Cicéron qui s’imposèrent dès lors telle une panacée».
Dans sa préface, le Professeur Jean-Baudouin Mokoha est plus précis: «ayant fait sienne la réflexion de Mwantwali -une mondialisation positive doit être arc-en-ciel. Mais, on ne peut être dans l’arc-en-ciel si on a perdu sa couleur-, l’auteur prône par-dessous tout la maitrise de nos langues, véhicule de nos valeurs culturelles, de crainte de nous diluer dans une mondialisation négative. In fine, le livre de Nicaise Nzokubila Bongozita, alias Nzockaise, tombe à point nommé en ce moment où l’Afrique guérie de ses plaies béantes de la traite et de la colonisation, s’affirme à la face du monde en apportant sa précieuse contribution à la civilisation universelle».
Un livre qui cherche à valoriser les langues RD-congolaises
Ce livre de haute portée scientifique est divisé en deux parties. La première période concerne la période de la recherche de terre favorable pour la vie des populations du Kwilu -l’homme nomade- et la deuxième est celle qui prouve que l’homme nomade est devenu sédentaire et est organisé administrativement. Le souci de l’auteur est de faire connaitre les origines des peuples, de valoriser les langues maternelles et les mœurs RD-congolaises au lieu de singer les Occidentaux, les Asiatiques ou les Américains.
Il recommande que les RD-Congolais vivent selon leurs cultures au lieu de recopier vaille que vaille les cultures européennes, américaines ou les autres pour éviter la disparition des cultures et des langues propres à l’Afrique, à la RD-Congo. A lire cet ouvrage, Nicaise Nzokubila indique que deux langues internationales se rivalisent en RD-Congo. Il s’agit, selon lui, du Swahili qui domine dans la partie Est du pays et le Kikongo qui règne dans la partie Ouest de la République. Dans son entendement, le Lingala reste une langue de l’armée et propre à la musique.
Une publication qui honore l’ISP/Masi-Manimba
Cette publication fait la fierté de l’ISP/Masi-Manimba. En 2024, cet établissement de l’Enseignement supérieur et universitaire a réussi à produire un jeune professeur en Histoire, René Kimpiobi, et un écrivain, le chef de travaux Nicaise Nzokubila qui vient de faire ses preuves en enrichissant le marché du livre avec son ouvrage «Des mouvements migratoires historiques dans la province du Kwilu». Un honneur pour cette alma mater de la province du Kwilu. D
e quoi à féliciter le comité de gestion dirigé par le Directeur général Patrice Mukulu, le secrétaire général académique Papy Kapayi Koy, l’administratif Aimé Kisenda Mbuta ainsi que l’administrateur du budget Roger Manieka Ngumbu. Au lieu de passer le temps à se diaboliser les uns contre les autres, il est plutôt important d’encourager des têtes bien faites qui travaillent pour l’émergence de cette institution académique chargée de la formation de futurs cadres de la République. Voilà pourquoi, il est recommandé aux ISP de Pay Kongila, Kitoy, Kingungi, Belmiense, à l’IST Lumbi et à l’ISDR Mosambo de suivre l’exemple de l’ISP/Masi-Manimba.
