Société

La NSCC condamne les restrictions des libertés et droits des citoyens en RD-Congo

Au cours d’un point de presse jeudi 03 mars à Kinshasa, la Nouvelle société civile congolaise -NSCC- est montée au créneau pour dénoncer et condamner les restrictions des libertés publiques et violation des droits des citoyens qui s’observent depuis un moment sur l’ensemble du pays. A titre d’exemple, la NSCC a énuméré quelques cas. Notamment celui de Jérémie Mupira, coordonateur de la NSCC à Watsa, détenu à l’auditorat militaire d’Isiro depuis le 26 août 2015 au motif de détenir des effets de guerre. A en croire Jonas Tshiombela, ce membre de la NSCC n’a jamais bénéficié d’un procès équitable. Par ailleurs, tout en reconnaissant aux autres leur droit de manifester, la NSCC ne s’est pas dit concernée par la marche du soutien au dialogue qui sera organisée ce week-end. «Nous ne pouvons pas nous associer à une démarche qui foule aux pieds les droits et libertés des citoyens RD-congolais», a déclaré Jonas Tshiombela, coordonateur national de la NSCC.
C’est alarmant! Les droits et libertés des citoyens ne sont pas respectés en RD-Congo. Cette affirmation est de la Nouvelle société civile congolaise -NSCC. Elle l’a fait savoir à la faveur d’un point presse tenu jeudi 03 mars dernier en son siège dans la commune de Kasa-Vubu devant un parterre de journalistes. Preuves à l’appui, cette structure a révélé à l’opinion publique de nombreux cas d’arrestations et de menaces de libertés qui se sont observés à travers le pays. Parmi les cas signalés, on note entre autres celui de Jérémie Mupira, coordonateur de la NSCC à Watsa. Selon Jonas Tshiombela, ce dernier a été arrêté depuis le 26 août 2015 par les services de sécurité et gardé au secret avant d’être transféré après pression à l’auditorat militaire à Isiro où il est incarcéré jusqu’à ce jour. «Il lui est reproché de détenir des effets de guerre, sans qu’il puisse bénéficier d’un procès équitable, tout simplement parce que l’on veut satisfaire la volonté d’un certain député…», a confié Tshiombela. La NSCC a également évoqué le cas des jeunes militantes pro-démocraties de LUCHA, UNC et UDPS arrêtés le 16 février 2016 à Kinshasa par les services de sécurité et détenus au secret. La NSCC a déploré le jugement du Tribunal de Grande instance de Goma prononcé le 24 février dernier, condamnant à deux ans de prison ferme six activistes de LUCHA accusés d’incitation à la révolte. Selon Tshiombela, plusieurs autres cas ont été signalés. Dans le même ordre d’idées, la NSCC a révélé que le 19 février, Jean Claude Katende, président national de l’ASADHO et Floribert Anzuluni de Filimbi auraient reçu des SMS des menaces de leur intégrité physique ainsi que des proches et membres de leurs familles. La NSCC a aussi condamné vivement la lettre du Secrétaire général de la Majorité présidentielle -MP- adressée à la CENI pour l’invalidation des certains candidats aux postes de gouverneur et vice-gouverneur, au motif qu’ils seraient toujours membres de la MP. Une demande qui a été exécutée par la CENI qui a déclaré irrecevables les candidatures des indépendants. Face à ce tableau noir, la NSCC tire la sonnette d’alarme en rappelant au gouvernement sa mission principale de la protection des personnes et leurs biens sans discrimination et de veiller au respect des droits civiques et libertés des citoyens tels que garantis par la Constitution. De plus, la NSCC exhorte le gouvernement de s’abstenir de toute forme d’instrumentalisation des services de sécurité et de la justice à des fins politiciennes. En outre, elle a invité la MP à renoncer à toute pression tendant à hypothéquer l’indépendance de la CENI. La NSCC a demandé à la Centrale électorale de sécuriser toutes les parties prenantes en leur garantissant sa neutralité et son indépendance. Dans la même logique, la NSCC demande à la justice de statuer sur les recours lui adressés et rétablir dans leurs droits les victimes de la décision d’invalidation partisane en toute indépendance et impartialité.
Vu son poids, la NSCC encourage la Communauté internationale dans son schéma de la recherche du consensus autour du processus électoral en RD-Congo, visiblement plongé dans l’impasse. Par ailleurs, la NSCC a dit toute sa reconnaissance à l’ONU, Suède, Etats-Unis, France, Allemagne, Canada ainsi qu’à la Belgique pour leurs réactions concernant la condamnation des jeunes militants de LUCHA à Goma.
Guylain LUZAMBA      

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