Société

Kinshasa confrontée à un évangile pur et celui du ventre

Evangéliser c’est annoncer la bonne nouvelle, non seulement en la proclamant mais en la vivant soi-même et en donnant aux autres la possibilité de la vivre. Cependant,  les Kinois sont saturés par de paroles qui viennent de toutes parts et qui privilégient la promotion personnelle et l’enrichissement illicite des prédicateurs au détriment des fidèles dépouillés de tout moyen de survie. En lieu et place d’annoncer l’évangile de la repentance, plusieurs personnes se réclamant serviteurs de Dieu, excellent dans la tromperie et conditionnent la bénédiction à l’octroi d’une offrande au prophète, terme en vogue à Kinshasa dans certains milieux du renouveau. Coup d’œil sur la manière dont la prière se déroule actuellement à Kinshasa.
De part le monde entier, il y a trois religions qui se propagent et elles sont toutes issues d’un ancêtre commun des Juifs, le patriarche Abraham. Notamment le Christianisme, le Judaïsme et l’Islam. Toutes ces religions sont monothéistes et s’opposent aux autres religions pratiquées au monde qui sont polythéistes. Depuis la Conférence de Berlin consacrant le partage de l’Afrique, les Belges qui ont colonisé le Congo ont apporté l’évangile.
Il se raconte que le Roi des Belges, Albert, avait dit à ses compatriotes d’évangéliser le pays au motif que les Congolais de l’époque connaissaient Dieu et ne connaissaient pas Jésus-Christ. Ceux qui ont apporté cet évangile l’ont utilisé pour satisfaire les besoins du roi. Peu après, il y eu la pénétration de l’Eglise protestante. Au Kasaï, par exemple, il se raconte que les Catholiques interdisaient aux Congolais de lire la Bible qu’ils qualifiaient d’un livre des protestants. «Babuludiangani», en tshiluba, entendez, un livre qui crée des divisions.
Au fil des temps et surtout avec la démocratisation du pays, le renouveau charismatique est né. Il est le fruit d’une révolution spirituelle. Et du coup, tous ceux qui se sentaient déçus par les églises dites traditionnelles ont créé leur assemblées privées. Des gens se sont distribués de titres ecclésiastiques comme des cacahuètes. Tel aime être appelé apôtre,  tel autre prophète. Lorsqu’ils ont épuisé à utiliser ces titres en français, toujours à la recherche de ce qui sort du commun de mortel, ils ont porté de titres en anglais, qui Bishop, qui autre archibishop. Vraiment comme un journaliste italien en séjour à Kinshasa l’avait constaté, les RD-Congolais aiment des titres. 
Ici nous n’abordons pas l’Islam et le Judaïsme, mais plutôt le Christianisme, car il s’avère la source de salut pour le monde entier selon qu’il est écrit dans Jean 3: 16: «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle». Oh, quel dérapage aux enseignements de Jésus. Alors que la Bible est la seule vérité et le seul chemin qui conduit au salut via la croyance en Jésus-Christ, certains pasteurs se contredisent au niveau du baptême, mariage, dîme et des offrandes.
La polygamie et la polygamie s’invitent au débat. L’accomplissement des miracles et de la prophétie provoque un tollé. Il y a aucune place pour le pardon, certains se traient même devant les instances judiciaires foulant ainsi au pied les recommandations de Jésus qui interdisent aux frères de se déférer devant la justice. Dans les cieux où il est assis sur le trône à la droite de son père, entouré de 24 vieillards et 4 être vivants, Le Christ est certes en sanglot quant à la manière dont ses enseignements sont dénaturés par des faux prédicateurs.
Evangéliser c’est annoncer la bonne nouvelle, non seulement en la proclamant mais en la vivant soi-même et en donnant aux autres la possibilité de la vivre. Cependant,  les Kinois sont saturés par de paroles qui viennent de toutes parts et qui privilégient la promotion personnelle et l’enrichissement illicite des prédicateurs au détriment de fidèles dépouillés de tout moyen de survie.  Voici ce que Jésus à recommandé dans Matthieu 28: 17-20: «Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde».
Cette recommandation est qualifiée d’Ordre suprême pour tout chrétien. Il doit prêcher l’évangile non pas pour avoir de biens matériels seulement mais pour amener des gens à la repentance et au salut. Les gens recherchent toujours leur intérêt. Et lorsque Pierre avait demandé à Jésus en disant: «Nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. Quelle sera notre récompense?».
La réponse de Jésus n’avait pas tardé. Il a aussitôt réagit: «…Vous recevrez tout en centuple dans le siècle présent et vous aurez la vie éternelle dans le siècle à venir». Jésus était allé plus loin lorsqu’il a envoyé ses disciples annoncer la bonne nouvelle. «Vous avez reçu gratuitement, donnez aussi gratuitement», leur avait-il recommandé. Comme pour dire que l’évangile ne se vend pas. Nous en avons l’exemple dans les Actes des Apôtres lorsque quelqu’un a tenté de corrompre les Apôtres pour recevoir la puissance du Saint Esprit, car il a été immédiatement réprimandé par Pierre. Jésus, lui-même, avait prédit que les miracles accompagneront ceux qui auront cru.
A Kinshasa, c’est le contraire. Les gens courent derrière les miracles et cherchent les faiseurs de miracles partout. 
Jésus a opéré plusieurs miracles et a même ressuscité les morts, il n’a jamais exigé une quelque offrande. D’où vient qu’aujourd’hui, tous ceux qui se disent prophètes, apôtres, et scies exigent-ils une offrande avant de prier pour quelqu’un? Ils accomplissent ainsi ce que l’Apôtre Paul a dit en déclarant qu’il y en a qui prêchent l’évangile pour leur ventre. Alors que les mannes ne peuvent pas tomber du ciel aujourd’hui, en lieu et place de travailler, beaucoup de gens croisent les bras se rendant ainsi paresseux, un comportement s’opposant à la Parole de Dieu selon laquelle «que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus».
Beaucoup d’autres pratiques qui vont à l’encontre de la Parole de Dieu sont perpétrées par certains faux prédicateurs. Malheureusement, les Kinois aiment écouter les prophètes leur dire ce qu’ils attendent ou pensent en eux-mêmes et n’ont aucun esprit de discernement. Ils ne se donnent pas la peine de suivre l’exemple de chrétiens de Berrée qui consacraient leur temps à étudier la Bible pour savoir si ce qu’on leur prêchait était conforme à la Parole de Dieu. A l’allure de foisonnement des assemblées à Kinshasa, plusieurs personnes non affermies sont manipulées. Le jugement attend tous les faux prédicateurs selon ce qu’il est écrit dans le livre de Paul aux Romains, 1:18-26.
Octave MUKENDI

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