Société

Jonathan Bialosuka: «Vous n’êtes pas des brebis sans berger»

Dans le cadre de sa politique de proximité sociologique légendaire dans la ville de Kinshasa, le ministre de la Pêche et Elevage, Jonathan Bialosuka Wata, était jeudi 3 décembre 2020 au Camp Luka, dans la commune de Ngaliema. C’était juste pour répondre à l’invitation du Regroupement des jeunes originaires du Kwango composé essentiellement des jeunes appelés communément «coopérants» notamment des cireurs, des vendeurs d’arachides, des noix de colas, des journaux, bref des jeunes qui se débrouillent à longueur des journées pour leur survie.

Le moment était indiqué pour l’autorité morale du parti politique l’Alliance pour la bonne gouvernance -ABG- d’attirer l’attention de cette jeunesse à s’adonner, aimer et valoriser le travail qu’ils font en vue de gagner leur pain quotidien. «Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens», leur a-t-il rappelé. Le jeune leader du Kwango tient à la renaissance politique dans cette ville capitale qui a connu de grandes personnalités kwangolaises comme Mafuta Kozola, Peti-Peti Tamala, Kulumba, Pahulisi et tant d’autres qui ont beaucoup milité pour l’unité de l’actuelle province du Kwango. Voilà pourquoi, dans son message, il a sensibilisé les jeunes et par ricochet l’ensemble de la population du Camp Luka à la prise de conscience, à combattre la crise identitaire pour développer la «kwangolité», une culture qui vous donne la fierté d’être Kwangolais.

A ces jeunes comme à tous les habitants venus en masse de tous les coins du Camp Luka, l’autorité morale de l’ABG a demandé de vivre en amour, de s’entraider, d’être solidaire entre eux et de bien défendre les intérêts des Kwangolais vivant à Kinshasa. «Attention, mes jeunes frères et sœurs! Les recourent souvent à vous pour telles ou telles manifestations politiques. Désormais, ne soyez plus manipulés. Ne cédez plus jamais aux manipulations d’où qu’elles viennent. Ne vous adonnez non plus aux manifestations de la rue au lieu d’aller vendre vos produits pour votre survie», a exhorté Jonathan Bialosuka.

Et de poursuivre: «sachez que vous n’êtes pas de brebis sans berger. Si hier, c’était le cas, aujourd’hui, vous avez votre berger qui s’appelle Jonathan Bialosuka Wata. Je pense que vous avez compris». A cette exhortation, les populations du Camp Luka ont massivement répondu avec une fierté doublée d’une assurance d’avoir désormais un guide, un leader de qui elles devront répondre. A cette invitation des membres du Regroupement des jeunes originaires du Kwango, le ministre de la Pêche et Elevage n’est pas allé mains vides.

A chaque catégorie des jeunes, il a remis des matériels et des enveloppes en vue de leur permettre de renforcer leurs activités. A chaque cireur, par exemple, outre une enveloppe, il a donné une caisse et des boites de cirage. Aux vendeurs d’arachides, c’était des bassins plus des sommes d’argent. De même pour les vendeurs des noix de colas. En fait, chaque jeune a obtenu du matériel accompagné d’une enveloppe. Une manière pour Jonathan Bialosuka de contribuer à la lutte contre la délinquance juvénile non seulement au Camp Luka mais dans la ville de Kinshasa. «Voilà le rôle d’un leader. Ce n’est pas seulement à venir pomper des discours sans fond mais à appuyer des actions des jeunes, à conscientiser la jeunesse à leur auto-prise et à leur avenir. Voilà un vrai leader.

Mais, ils sont rares, des gens pareils, franchement», a déclaré un habitant d’une cinquantaine révolue à l’issue de la cérémonie. Surement que le ministre Jonathan Bialosuka s’est inspiré de Nelson Mandela qui a dit: «une vision qui ne s’accompagne pas d’actions, n’est qu’un rêve. Une action qui ne découle pas d’une vision, c’est du temps perdu. Une vision suivie d’actions peut changer le monde».

Parce que justement la vision de l’autorité morale de l’ABG est d’amener les jeunes du Camp Luka à changer, à être fier de leur identité. Ayant compris que ce quartier est composé presqu’à 97% des ressortissants de la province du Kwango dont il est lui-même originaire, Bialosuka Wata, en sa qualité de jeune leader, ne pouvait que conscientiser et orienter les troupes. D’où l’inspiration de la pensée de Nelson Mandela.

Dorian KISIMBA   

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