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Les organisations de la Société civile décident de donner les détails de leur signature de soutien à l’Accord RDC-Ventora pour tordre le cou à toute manipulation de l’opinion nationale et internationale : Mme Rita Ncieyi du FFBGD en parle

Les organisations de la Société civile décident de donner les détails de leur signature de soutien à l’accord RD-Congo-Ventora pour tordre le cou à toute manipulation de l’opinion nationale et internationale… Mme Rita Ncieyi du FFBGD en parle…

Les organisations de la Société civile ont décidé de donner les détails de leur signature de soutien à l’accord RD-Congo-Ventora. Objectif: tordre le cou à toute manipulation de l’opinion nationale et internationale. Membre de cette structure et participante à cette table ronde, Mme Rita Ncieyi, présidente du Forum des femmes pour la bonne gouvernance et le développement -FFBGD-, a accepté de répondre à nos questions.

Pouvez-vous vous présenter s’il vous plait?

Je suis Rita Ncieyi Tshitoko Pembe. Je suis la présidente du Forum des femmes pour la bonne gouvernance et le développement -FFBGD. Je fais aussi partie du panel des experts des suivis budgétaires.

Pour quelle raison aviez-vous participer à la table ronde organisée par la Présidence de la République et la Société civile partant sur l’Accord entre la RD-Congo et le Ventora?

Quand nous avons appris par la voix des médias qu’il y a eu un Protocole d’accord entre le gouvernement RD-congolais par le biais de la ministre d’Etat en charge de la Justice et le Groupe Ventora, nous étions quand même motivés à connaitre le contenu de ce contrat. C’est qui a fait que nous puissions apprécier cette convocation de la table ronde. Parce qu’en lisant l’objectif global, vous sentez qu’il y avait une conformité de l’obligation de la transparence et de la redevabilité du Cabinet du Chef de l’Etat, qui avait dirigé cette commission vis-à-vis des citoyens que nous représentons.

Quels sont les acteurs majeurs de la Société civile et ONG qui ont participé à la table ronde?

Il y a eu plusieurs acteurs majeurs! J’ai vu monsieur Georges Kapiamba de l’ACAJ, le professeur Muteba de l’ODEP, Bishop Biamba de REGET, le SCC, le CNR de la SEMCO représenté par Monsieur Henry, le RECIQ, le Forum FFBGD, ma structure, KAFKO, Madame Mandeka également. Il y a eu compte à rebours, ACIDIR. Et J’ai vu Monsieur Carbone qui a participé comme personnalité. Il y avait une vingtaine des structures qui ont répondu présent et qui étaient très motivées.

Les discussions lors de cette table ronde étaient-elles ouvertes ou il y avait des sujets qu’il ne fallait pas aborder et, subsidiairement, avez-vous trouvé réponses à toutes vos questions?

Je peux vous assurer que les questions étaient ouvertes! Il n’y avait pas des barrières par rapport aux questions. C’est pour la première fois que j’ai participé. Certains étaient étonnés parce que nous allons dans des ateliers ou table ronde, les intervenants gèrent les questions. Mais, pour une fois, j’étais personnellement impressionnée. Et après avoir pris connaissance de l’Accord qu’on a projeté, alors les questions ont été posées. On prenait question par question et personne par personne. L’interlocuteur de cette table ronde était le Directeur du cabinet adjoint du Chef de l’Etat qui prenait le temps de répondre individuellement à chaque question. Il a pris toutes les questions du premier au deuxième jour.

L’Accord vous a-t-il été présenté pendant la table ronde? 

Il y a un document définitif, donc les décisions définitives et le Protocole d’accord qui avaient été signés et projetés. Nous avons lu et pris connaissance du document.

Pourquoi avez-vous décidé de signer le communiqué commun à la fin de la table ronde? Avez-vous un quelconque intéressement ou pression pour le signer?

Pour votre information, le communiqué qui a été signé, c’est nous qui l’avons élaboré. La table ronde était prévue pour deux jours. On a discuté, on a pris connaissance du Protocole. Nous avons travaillé sur les questions et sur le contenu. Nous, la Société civile, avons encore exigé deux jours parce qu’on devait maintenant mieux analyser les questions qui ont été mises en notre disposition. Il faut noter que ce n’est pas nous qui avons discuté sur le Protocole d’accord. On nous a fait une restitution et il nous fallait quand-même, après avoir pris connaissance de cet accord, voir avec les éléments que nous avons en notre possession, de manière à faire une analyse approfondie et sortir un communiqué qui devrait être conséquent.

Quelle suite pouvons-nous attendre après la signature de cet accord et le soutien apporté par plusieurs organisations de la Société civile au gouvernement de la RD-Congo?

Il y a un cadre de suivi qui est mis en place. Et nous allons suivre jusqu’à la fin parce que les blocs pétroliers qui étaient récupérés doivent être revendus. Nous avons suggéré que cela doit être mis sur le marché en conformité des principes et des normes des passations des marchés. Cela pour éviter des contrats qui ont été signés dans les conditions où nous constatons que c’est l’Etat qui était perdant en réalité.   

Natine K.

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