Société

Gloria: sa famille appelle à une marche de la colère samedi 11 avril

Un mois après le meurtre de la jeune femme de 24 ans, d’origine RD-congolaise, sa famille brise le silence et appelle à une marche de la colère le samedi 11 avril prochain. Cette mobilisation silencieuse partira du 265 rue Elie Lambotte à Schaerbeek, en Belgique, là où tout s’est arrêté pour Gloria. Selon les organisateurs, l’objectif est double: honorer la mémoire d’une jeune femme fauchée en pleine jeunesse et exiger des autorités belges un renforcement immédiat des dispositifs de mise à l’abri. Au-delà de l’hommage, cette mobilisation se veut un ultimatum lancé au monde politique.

Dans un communiqué bouleversant publié le mardi 31 mars 2026, l’entourage de la victime souligne que la jeune Gloria n’a pas seulement été la victime d’un ex-compagnon violent; elle a été la victime d’un abandon institutionnel. «Gloria n’a pas été entendue», martèlent les organisateurs de la mobilisation. Malgré des signalements répétés et des appels à l’aide auprès des services de police, aucune mesure de protection concrète n’a été déployée.

L’arsenal législatif belge, pourtant renforcé en 2023 par la loi pionnière «Stop Feminicide», semble s’être fracassé sur la réalité du terrain. Manque de formation des agents? Défaut de transmission entre la Police et le Parquet? La famille exige aujourd’hui une transparence totale sur ces «failles majeures». Face à ce qu’ils qualifient de «défaillances systémiques», les proches de Gloria refusent de s’enfermer dans le seul deuil privé. Ils appellent la Diaspora RD-congolaise, la grande Diaspora africaine et chaque citoyen à transformer l’émotion en une force politique.

Trois ans après l’adoption de lois ambitieuses, le cas de Gloria démontre que le chemin est encore long pour que le cri d’une femme en danger soit suivi d’un acte de protection. Pour Gloria, il est trop tard. Pour les autres, l’urgence est absolue.

Hénoc AKANO

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