
Le parcours n’est pas passé inaperçu. À l’occasion de sa première année d’existence, la Fondation Jonathan Muyumba a dressé son bilan annuel le samedi 5 septembre 2026, à l’immeuble New Pacifique, dans la commune de Lingwala. Devant les professionnels des médias, Jonathan Muyumba, président de la structure éponyme, a présenté la structuration de sa fondation et levé le voile sur ses nouvelles ambitions.
Au compteur: 33 fiches d’archives, dont 26 actions humanitaires, 5 actions de gouvernance et 2 missions d’exploration. Sur les 26 actions humanitaires, Jonathan Muyumba a voulu démontrer l’attachement indéfectible de sa fondation aux personnes vulnérables, sans distinction de race ni d’âge. La liste des bénéficiaires est longue, preuve d’une approche inclusive qui ne laisse personne de côté: orphelins, vieillards, veuves, sans-abri, enfants de la rue communément appelés «shegués», écoliers en rupture de scolarité, maraîchers en difficulté, patients abandonnés dans les hôpitaux, enfants autistes et plusieurs autres catégories souvent ignorées des grands programmes.
Des interventions de proximité qui ont permis, selon les chiffres avancés par la fondation, d’atteindre plus de 8 500 bénéficiaires directs et plus de 25 000 bénéficiaires indirects. Un impact déployé à travers quatre villes et deux pays: la RD-Congo, principal champ d’action, et la République du Congo, où la fondation commence à tisser sa toile.
De Mbanza-Ngungu à Brazzaville, deux missions qui élargissent la vision
Quittant le seul aspect de l’assistance humanitaire d’urgence, le président de la fondation a souligné que l’année a également été marquée par deux missions d’exploration et de coopération majeures, qui traduisent une volonté d’aller au-delà du simple don. La première mission a conduit la délégation dans la province du Kongo-Central, précisément à Mbanza-Ngungu, où la fondation a été l’invitée d’honneur de l’Université Kongo, la première université communautaire de la RD-Congo. Une visite qui n’a pas été que protocolaire.
La fondation dit avoir inspecté, parrainé et accompagné les nouvelles recrues de cette institution, jusqu’à participer activement à l’organisation de l’accueil des nouveaux étudiants et à un match de football de cohésion. La seconde mission, elle, a permis à la structure de consolider et d’élargir sa vision au-delà des frontières nationales. Elle s’est matérialisée par la signature d’un partenariat physique de taille avec «HC Sport», une entreprise basée en République du Congo qui émerge dans l’impression de t-shirts, bâches, flyers, képis et autres accessoires de visibilité.
Selon Jonathan Muyumba, ce partenariat n’est pas anodin. Il témoigne de la volonté de la fondation de bâtir des partenariats Sud-Sud capables de porter durablement ses programmes en faveur de la jeunesse et de la solidarité. «Au-delà des chiffres, cette première année nous a permis de transformer notre vision en actes concrets, notamment dans la protection de l’enfance, la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, l’emploi, la jeunesse et l’autonomisation», a déclaré le président de la fondation.
L’entrepreneuriat comme nouvel axe fort
La Fondation Jonathan Muyumba ne veut plus seulement répondre aux urgences. Dans cette perspective, l’entrepreneuriat s’est imposé, à l’issue des échanges, comme l’un des axes forts des prochaines actions. Plusieurs projets entrepreneuriaux ont ainsi été retenus, ouvrant la voie à une approche davantage orientée vers l’autonomisation, les projets générateurs de revenus et la création d’emplois pour les jeunes. L’objectif affiché est clair: ne plus seulement assister, mais contribuer progressivement à rendre les bénéficiaires eux-mêmes acteurs de leur propre avenir, capables de se prendre en charge. Par ailleurs, cette rencontre représente le trait d’union entre ce qui a été fait et ce qui reste à faire.
D’un côté, une année d’expérimentation, de tâtonnements et d’actions courageuses sur le terrain. De l’autre, une nouvelle phase qui s’annonce, celle de la consolidation, du partenariat fécond et de l’autonomisation durable. Un an d’exercice, un impact qui parle de lui-même. Une nouvelle vision qui s’affirme, de nouvelles ambitions qui se lèvent, mais une même détermination qui demeure: celle de ne jamais laisser l’amour d’autrui à l’état de mot, mais de le traduire, inlassablement, en actions concrètes qui changent des vies.
Deborah MATEYI