
Le Commandant Serge Ilunga Lukunga, pilote de ligne et coordonnateur national de la plateforme des associations «Une heure pour la RD-Congo», a brandi, au cours d’une conférence-débat organisée au Centre d’études pour l’action sociale -CEPAS-, à Kinshasa, samedi 26 octobre 2024, de nouvelles stratégies du développement de la RD-Congo. Il a préconisé les secteurs du transport, du tourisme et de l’agriculture comme socle du développement de la RD-Congo.
Le Commandant Serge Ilunga se dit avoir toucher du doigt aux vrais problèmes de développement tant souhaités par l’opinion nationale. «Nous devons repenser à notre politique dans sa globalité. Revoir aussi la conception du développement. Nous devons en même temps penser au sol, à l’économie de la surface. La RD-Congo est victime de convoitise de ses ressources de sous-sol de la part des prédateurs voisins et des supers-puissances, avant que nous ne puissions nous retrouver dans ces tourbillons. Il faut que nous ayons une longueur d’avance. L’or, le diamant, le cobalt, le cuivre. L’exploitation de tous ces minerais ne dépend pas à 100% de nous», a-t-il déclaré. Puis, il a indiqué que le sous-sol doit cesser d’être le seul point d’appui pour le développement de la RD-Congo.
Il a proposé qu’il faudra orienter le développement de la RD-Congo vers d’autres secteurs productifs, à l’instar de ceux qu’il a indiqué. Il a fustigé le manque d’appropriation par les RD-Congolais de la pensée de l’explorateur Henry Morton Stanley sur l’existence réelle du Congo: «Sans chemin de fer, la RD-Congo ne vaut pas un pays».
«Conséquences, au jour d’aujourd’hui, des yeux de l’ensemble du peuple RD-congolais sont braqués vers l’extérieur, certaines entités décentralisées font allégeance à certains pays voisins, par manque de chemin de fer et les autres moyens de transport intercommunautaires, à l’instar du Kongo-Central qui importe la marchandise de l’Angola via sa frontière de Lufu; le Katanga à la Zambie; le Grand Kivu en fait également avec quelques pays de l’Est. À qui va profiter l’augmentation de son économie, de son PIB et de tous ces revenus», s’est-il interrogé.
Pour lui, la RD-Congo a, par inadvertance et par lacune avérées de conscience, oublié que le transport ferroviaire constitue, avec les modes routier, fluvial et aérien, l’un des principaux moyens de transport modernes. Par ailleurs, le coordonnateur national de la plateforme des associations «Une heure pour la RD-Congo» a démontré des exemples choquants suivis de chiffres d’affaires mobilisés au tourisme dans les pays qui se sont appropriés la question touristique comme leur cheval de bataille, à l’image de Dubaï qui fait 16% de PIB, des Emirats Arabes Unis, le Kenya et la Tanzanie qui se font de millions et de milliards en revenus directs et leur PIB ne fait l’objet d’aucun doute. Au regard de toutes ces démonstrations, a-t-il renchéri, il nécessite une conscience collective pour la RD-Congo, car elle a une potentielle touristique élevée plus que ces pays précités.
Hénoc AKANO