Société

Couvre-feu: le calvaire des femmes du Marché central de Kinshasa interpelle

Couvre-feu, un vocable qui fait l’actualité ces derniers jours.  Instauré sur toute l’étendue de la RD-Congo depuis vendredi 18 décembre 2020, le roi couvre-feu poursuit son bonhomme de chemin. Cette mesure prise pour contenir la propagation de la pandémie de Covid-19 suscite beaucoup d’inquiétudes dans le chef des Kinois. Chaque jour à l’approche de la tombée de la nuit, des interrogations ne cessent de se multiplier dans les têtes de nombreux vendeurs, dont les femmes vendeuses des chinchards, épices et autres légumes sensées rejoindre leurs domiciles avant 21 heures. Que des interrogations.

Des questions liées non seulement à la manière d’attraper facilement un moyen de transport mais surtout de traverser rapidement la zone de turbulence caractérisée par des embouteillages comme jamais auparavant. Des inquiétudes surtout d’arriver à temps sans se heurter aux caprices des agents de la Police nationale congolaise. Voilà qui dérangent ces femmes vendeuses au Marché central de Kinshasa à une marche sans assurance d’arriver sans problème à domicile.

«Dans une ville sans route en bon état et où les embouteillages  sont érigés en mode vie, fixer le début du couvre-feu à 21 heures est pratiquement suicidaire pour la population sans moyens de transport en commun», ne cessent de regretter les habitants de la partie Est de la ville de Kinshasa. Depuis exactement deux ans, la population du district de la Tshangu connait un véritable calvaire en matière de transport.

Les sauts- de-moutons construits dans cette partie de la capitale en sont pratiquement la cause des embouteillages monstres et quotidiens qui font peiner les usagers du boulevard Lumumba. «Chaque jour, nous passons au moins deux à trois heures dans les embouteillages de Dé bonhomme, Bitabe et de la Place Pascal. Face à cette difficulté, les transporteurs en commun préfèrent pratiquer le demi-terrain. Ce qui fait que nous parcourons de longues distances à pieds», ont souligné les femmes vendeuses des denrées alimentaires au Marché central de Kinshasa.

A les entendre, leurs marches sont cauchemardesques dans la mesure où elles ne savent pas accélérer les pas parce qu’engouffrées dans une marée humaine qui déferle le long du boulevard Lumumba. «22 heures serait une heure raisonnable, pratique et réaliste. Parce que c’est véritablement vers ces heures que nous arriverons très souvent dans nos maisons», ont-elles renchéri avant d’inviter le Président de la République à instruire le gouvernement à revoir l’heure du début du couvre-feu».

DK

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