
Dans le souci d’amener les populations à s’approprier les piliers de la Résolution 1325, le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise -CAFCO- a organisé une séance d’échange, mardi 23 décembre 2025 à Kinshasa. À l’issue de cette activité, le renforcement du dialogue entre les femmes politiques et celles de la Société civile a été suggéré.
«À travers ses recommandations, CAFCO est invité à organiser la semaine de la femme leader et à renforcer le dialogue de haut niveau entre les femmes ministres, les députés et les femmes de la Société civile, pour un partage d’expériences entre elles, une manière de rendre compte à la base. Ceci pour susciter leur appui et leur soutien aux programmes des agendas «Femme, paix et sécurité -Résolution 1325» et «Jeunesse, paix et sécurité -Résolution 2250» pour le maintien de la paix», a déclaré Grâce Lula, directrice exécutive de CAFCO.
Et d’ajouter: «l’organisation d’un dialogue de haut niveau entre les femmes au pouvoir et celles de la base contribuera à renforcer la visibilité du leadership féminin, à échanger autour des processus de paix et à travailler pour aider les femmes au pouvoir à demeurer longtemps sur la scène politique, tout en renforçant la solidarité entre les femmes parlementaires et celles de la Société civile».
Grâce Lula a précisé que l’objectif principal de cette séance de conversations était de susciter l’engagement des élues et des femmes leaders politiques pour un travail synergique sur lesdits agendas des Nations unies, afin d’appuyer et de soutenir leur mise en œuvre par le partage des connaissances et des expériences en vue d’une appropriation commune.
«Il s’agissait de favoriser et de soutenir une collaboration agissante entre les élues et les femmes leaders politiques autour des agendas FPS et JPS pour mener des actions de plaidoyer continues, promouvant la consolidation de la paix», a-t-elle expliqué.
Et de renchérir: «il s’agit également de créer un réseau d’échanges, de collaboration et de solidarité susceptible de renforcer l’engagement du gouvernement en faveur du leadership des femmes et des jeunes dans la prise de décision, la prévention des conflits et la consolidation d’une paix durable en RD-Congo. Ceci vise à renforcer la capacité des élues et des femmes leaders politiques à participer aux processus de paix et de prise de décision, notamment leur implication dans le processus de révision de la loi électorale pour les élections de 2028, ce qui peut soutenir la participation politique des femmes, indispensable au programme FPS».
Elle a aussi indiqué que deux interventions majeures ont orienté les participants à cette séance, à savoir: le leadership stratégique des femmes et leur influence sur l’agenda sécuritaire en RD-Congo, ainsi que les réformes inclusives pour une participation accrue des femmes dans les instances décisionnelles et les mécanismes de paix. Cette séance d’échange s’inscrit dans le cadre du projet intitulé: «Renforcer le leadership local en matière de FPS et de JPS dans les situations de conflit et post-conflit», avec l’appui du Réseau mondial des femmes artisanes de la paix -GNWP-, financé par le Canada.
Mymye MANDA

