Société

2ème ligne Inga-Kinshasa : SNEL accomplit sa mission

A Kinshasa puis à Bandundu, l’on a consécutivement passé deux journées dominicales entières sans électricité, dimanches 16 et 23 août 2015. Ce, suite aux travaux de tirage des câbles conducteurs programmés sur la deuxième ligne haute tension Inga-Kinshasa en construction. Ces travaux, a-t-on appris, ont nécessité la mise hors service de la ligne existante d’autant plus que le tirage des câbles conducteurs est une opération délicate susceptible de mettre en danger la vie des techniciens travaillant sur la ligne. Sécurité oblige, il vaut mieux prévenir que guérir, dit un vieil adage. Pour rendre compte de l’ampleur de ces travaux, la Société nationale d’électricité a dépêché une forte équipe de techniciens sur place à Nzengita, village situé à 35 kms de la ville de Matadi et à une dizaine de kms de la Route nationale n°1 Matadi-Kinshasa. Sur ce site, les câbles conducteurs de la nouvelle ligne 400 kilovolts en construction surplombent ceux de l’actuelle ligne 220 kilovolts par où transite le courant vers Kinshasa, une partie de la province du Kongo Central et la ville de Bandundu. S’étant terminés sur une bonne note, le dimanche 23 août dernier, ces travaux consacrent l’accomplissement d’une des missions de la SNEL.
«L’interruption de la fourniture devait permettre de faire traverser les conducteurs des phases au croisement de la nouvelle ligne 400 kV Inga-Kinshasa et de la ligne 220 kV existante d’Inga vers Kinshasa. C’était vraiment nécessaire, car c’est un travail très délicat. Pour raison de sécurité, nous étions obligés d’isoler l’ancienne ligne», a expliqué l’ingénieur Jacques-Roger Munga Mawa, chef du projet de construction de la deuxième ligne 400 kV Inga-Kinshasa et chef de division lignes au département du transport. Et de poursuivre: «les études de faisabilité menées nous ayant imposé ce croisement des lignes ou surplombage des lignes à cet endroit, pour mener à bien l’opération, nous devions isoler l’ancienne ligne 220 kV existante au niveau de la source, c’est-à-dire à Inga, mettre à terre la ligne existante, avant de commencer à travailler sur la nouvelle pour faire passer les conducteurs».
Deux dimanches de suite sans électricité, il fallait le faire pour décanter délestages et coupures intempestives à Kinshasa et Bandundu. La firme indienne Kalpataru qui a gagné le marché de construction de la deuxième ligne 400kV Inga-Kinshasa, n’avait alors fini de tirer que quatre câbles conducteurs de phase et un câble conducteur de garde à fibre optique.
Face à cette situation, la SNEL s’est trouvée dans l’obligation de priver à nouveau ses abonnés du courant le dimanche 23 août en vue de terminer le tirage de deux derniers conducteurs de phase et d’un fil de garde classique. Cette situation n’a pas manqué, une fois de plus, d’énerver de nombreux clients SNEL déjà échaudés par les délestages hebdomadaires et les fréquentes pannes auxquelles ils ont déjà du mal à s’habituer. Comme d’habitude, la société nationale d’électricité avait pris soin de prévenir ses abonnés 48 heures avant l’interruption de la fourniture du courant.
La construction de cette nouvelle ligne est l’une des sous-composantes majeures du Projet de développement du marché d’électricité pour la consommation domestique et à l’exportation -PMEDE-, financé par la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement à hauteur d’USD 86,5 millions. C’est dans le cadre de ce projet que sera construite la deuxième ligne Inga-Kinshasa qui débouchera à la construction d’une ligne de 220 kV allant du poste de dispersion d’Inga au Camp Kin -Cité d’Inga-, longue de 4,8 kms, d’une autre ligne de 400kV allant de Camp Kin au futur poste de Kingatoko à la lisière de la ville de Kinshasa d’une longueur de 253 km, d’une troisième ligne de 200kV longue de 18,4 kms allant du futur poste Kingatoko à Kimwenza -Kinshasa. La quatrième et dernière ligne de 220 kV sera longue d’un km. Cette dernière dérive de la ligne existante Kimwenza-Maluku jusqu’au nouveau poste à construire à Kimbanseke. Pas moins de 688 pylônes sont déjà érigés et plus ou  moins 277,3 km de ligne haute tension installées avec une capacité de faire transiter jusqu’à 1.000 MW d’Inga à Kinshasa, sans occasionner de perte de puissance.
Emu par cette marque de bonne foi lui témoignée par la population des villes de Kinshasa et de Bandundu en dépit de ce désagrément, la SNEL n’a pas manqué de dire un mot de remerciement à l’endroit de cette population sur qui elle compte, en sa qualité de principale bénéficiaire de tous les investissements lourds de cette société. Elle l’invite à la protection jalouse de toutes les infrastructures construites dans le cadre de l’effort pour la reconstruction et l’émergence de la RD-Congo.
Schil’Haut TSHITENGA

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