Portrait

Charles Dimandja Wembi, le gardien de l’éthique à l’UNPC

Figure discrète mais respectée du paysage médiatique RD-congolais, Charles Dimandja Wembi incarne depuis plusieurs années la rigueur professionnelle et la défense des principes journalistiques en RD-Congo. Journaliste de conviction, il porte une vision exigeante de son métier: «Les journalistes doivent défendre les faits, respecter l’éthique et toujours placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers. C’est à cette condition que la presse contribuera durablement à la démocratie et au développement de notre pays», martèle-t-il souvent lors de ses interventions.

Formé à l’Institut supérieur des techniques de l’information -ISTI-, devenu l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication -IFASIC-, aujourd’hui Université des sciences de l’information et de la communication -UNISIC-, ainsi que sur le terrain, Charles Dimandja s’est imposé au fil des ans comme une voix posée dans les débats sur la régulation, la déontologie et la crédibilité de la presse. De l’Office zaïrois de radiotélévision -OZRT-, devenu aujourd’hui la Radiotélévision nationale congolaise -RTNC-, où il a fait ses premiers pas dans le métier, à «Télé Kin Malebo» -TKM-, où il a occupé de hautes responsabilités avant d’aller diriger une chaîne de télévision privée à Lubumbashi, dans l’ancien Katanga, Charles Dimandja s’est toujours distingué par son courage et son professionnalisme.

Pour lui, le journalisme n’est pas un métier de complaisance, mais une responsabilité publique. Son engagement lui a valu la confiance de ses pairs. Lors du Congrès de la renaissance de l’Union nationale de la presse du Congo -UNPC-, tenu en septembre 2024, il a été élu, avec d’autres journalistes, membre de la Commission de la carte d’identité professionnelle, avant d’être porté à la présidence de cette commission à l’unanimité de ses membres.

À ce poste stratégique, il a la lourde tâche d’assainir la profession, d’identifier les véritables professionnels et de lutter contre l’imposture. Sous son impulsion, la carte d’identité professionnelle redevient un outil de crédibilité et de protection pour les journalistes RD-congolais. En présence de Charles Dimandja, la patience est de mise. Ses conversations avec ses visiteurs sont souvent interrompues, soit par les appels incessants sur son téléphone, soit par des collaborateurs qui entrent dans son bureau de l’UNPC pour solliciter son avis ou obtenir des orientations sur diverses tâches. Au quotidien, Charles Dimandja prône un journalisme de service public.

Loin des polémiques et des raccourcis, il insiste sur la vérification des faits, le respect des sources et la responsabilité sociale des médias. Pour lui, chaque article, chaque reportage doit avant tout servir le citoyen. Homme de dialogue, il est régulièrement sollicité par les rédactions et les organisations professionnelles. Dans une récente interview accordée au trihebdomadaire «AfricaNews», il rappelait avec simplicité: «C’est moi qui vous remercie», fidèle à sa posture d’humilité et d’écoute. Aujourd’hui, à la tête de la Commission de la carte d’identité professionnelle de l’UNPC, Charles Dimandja œuvre à redonner ses lettres de noblesse à la presse RD-congolaise. Sa mission est de faire en sorte que chaque journaliste accrédité soit un rempart pour la vérité, la démocratie et le développement.

Intesa KUTA

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