Politique

Tshisekedi arrive le 27 juillet

Le président du Rassemblement de l’Opposition issu du Conclave de Genval regagne le pays après un long séjour médical en Europe en vue de participer au dialogue et éviter ainsi au pays la descente aux enfers due à la crise politique actuelle
Il avait annoncé il y a une année que le dialogue est inscrit dans l’ADN des RD-Congolais et qu’il était prêt à retourner à Kinshasa en vue de conduire la délégation de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS-, à ce forum national.
La chance lui a souri, l’homme est revêtu aujourd’hui des pouvoirs d’engager non seulement l’UDPS mais également toutes les forces acquises au changement.
Il a su jouer et obtenir l’adhésion d’une large majorité des leaders de l’Opposition et de la Société civile. Le conclave de Genval aura consolidé l’unité de l’Opposition et placé le pays sur l’orbite de l’alternance.
Bien entendu, Tshisekedi n’est pas l’homme providence mais il incarne aujourd’hui la lutte pour la démocratie. Il est annoncé à Kinshasa le 27 juillet prochain pour prendre part au dialogue national inclusif.
L’annonce de son come-back au pays a été faite lundi par Bruno Mavungu, secrétaire général de l’UDPS. Les états-majors des partis politiques membres du Rassemblement de l’Opposition s’activent pour l’accueillir.
C’est confirmé.
Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- et du Rassemblement de l’opposition, la plate-forme politique issue du conclave de Genval tenu à Bruxelles du 8 au 9 juin dernier, regagne Kinshasa, la capitale de la RD-Congo, le mercredi 27 juillet prochain. La nouvelle de son retour a été annoncée lundi 11 juillet par Bruno Mavungu, secrétaire général de l’UDPS. «Il vient pour participer au dialogue national», a indiqué Mavungu précisant que les préparatifs sont en cours pour planifier son accueil.
Du coup, les regards de tous sont tournés vers la tenue de ce forum national en vue de décrisper le climat politique au pays. A l’heure actuelle, la crise politique persiste avec la toile de fond l’organisation des élections présidentielle et législatives nationales dans les délais constitutionnels, à savoir avant fin 2016.
La situation politique préoccupante en RD-Congo a poussé le Conseil de sécurité des Nations-Unies à voter une résolution 2277 renforçant les anciennes résolutions et l’Accord cadre d’Addis-Abeba en vue d’une organisation d’un dialogue politique qui débouchera sur l’organisation des élections dans les délais constitutionnels.
Une chose est vraie, il appartiendra aux RD-Congolais qui se réuniront dans ce forum national de lever les options pour sauver le processus électoral en panne.
Du côté opposition, la barre est toujours placée très haute en termes des préalables. On revendique la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion jetés en geôle par le pouvoir en place ainsi que la convocation de l’élection présidentielle avant la fin de l’année.
Du côté du pouvoir, on salue la tenue du dialogue. La Majorité qui a déjà transmis la liste de ses délégués au Comité préparatoire dudit forum par le facilitateur international Edem Kodjo, est prête à y participer. Il y a certes des points de divergence, mais l’on croit savoir que les couacs seront élagués au cours du dialogue.
C’est notamment l’organisation des élections en 2016 car la CENI n’est pas prête pour se lancer dans cette affaire. Le président de la Centrale électorale Corneille Nangaa a déjà annoncé que les opérations d’enrôlement des électeurs et de révision du fichier électoral qui débuteront le 28 juillet prochain, prendront 16 mois.
En faisant le calcul simple, ces opérations se clôtureront le 28 novembre 2017. L’on aura passé largement les délais constitutionnels. Avec le retour du lider maximo, les lignes vont bouger. Et le conclave de Genval aura consolidé l’unité de l’opposition et placé le pays sur l’orbite de l’alternance.
Bien entendu, Tshisekedi n’est pas l’homme providence, mais il incarne aujourd’hui la lutte pour la démocratie. Le dénominateur commun pour l’Opposition, la Société civile, la Majorité présidentielle et la communauté internationale reste le dialogue politique qui constitue une voie de sortie de crise en RD-Congo.
Actuellement, ce dialogue est devenu incontournable. S’agissant du meeting de l’opposition annoncé pour le 31 juillet prochain, Bruno Mavungu a laissé entendre que l’essentiel, c’est d’abord le retour d’Etienne Tshisekedi pour prendre une part active au dialogue.
Octave MUKENDI

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