Politique

SCTP: le comité Kimbembe contre le licenciement massif

Décidé à moderniser l’entreprise et à améliorer les conditions de vie des travailleurs, il s’est appesanti à apurer d’abord les arriérés de plusieurs années de salaires et s’attaque aujourd’hui, non seulement à la réfection des infrastructures, mais également à l’opérationnalisation de l’outil de production Pour sauver les entreprises RD-congolaises qui étaient devenues une charge pour l’Etat, accusant plusieurs mois de non paiement des salaires des travailleurs et ne réalisant aucune production, une nouvelle loi sur les entreprises publiques a été votée au Parlement et promulguée par le Chef de l’Etat. Plusieurs entreprises ont alors connu leur transformation en société commerciale pour leur rendre productive contribuent afin qu’elles efficacement au développement du pays. C’est dans cette optique que l’ex-ONATRA a été transformé en Société congolaise des transports et ports -SCTP.
Les nouveaux dirigeants placés à la tête de cette société se devaient alors de faire face au problème d’arriérés des salaires de plusieurs années, mettre f in aux grèves répétitives qui paralysaient le travail, freinant ainsi le développement, et moderniser l’outil de travail en rapport avec le programme de la Révolution de la modernité. Voilà les défis auxquels le comité Kimbembe est confronté.
Il a réussi à apurer les arriérés des salaires et a remis sur le rail le train KinshasaMatadi sans oublier le trafic f luvial avec la remise en état du bateau ITB Kokolo. Le comité Kimbembe dénonce cependant le fait que certains f ils maison, trempés dans les pratiques mafieuses, tentent de saboter cette action en démoralisant les travailleurs au motif que le comité envisagerait des licenciements massifs dans les prochains jours.
«L’heure est au redressement de l’entreprise et non au licenciement pour ne pas arrêter cet élan», affirme une source proche du dossier, estimant que «les ennemis du redressement de la SCTP seront dénichés et mis hors d’état de nuire comme dans l’administration publique où les réseaux maffieux ont été dépistés et maitrisés ainsi que plusieurs millions de dollars récupérés au grand bonheur de tous». La modernisation et le redressement de la Société congolaise des transports et ports poursuit son chemin. Toutes les dispositions sont prises pour rendre cette société compétitive et efficace.
Grace au management de Jean KimbembeMazunga, directeur général de ce géant des transports, les batteries sont mises en marche. Les défis sont bien identifiés et la réponse y relative est portée suivant le programme de redressement établi. Les premiers visés sont les travailleurs eux-mêmes.
Cette main d’œuvre sans laquelle toute production et tout développement d’entreprise seraient nuls. Le comité Kimbembe appelle les travailleurs à leurs responsabilités d’œuvrer pour l’épanouissement de l’entreprise. Il y a peu, des rumeurs ont circulé dans les milieux de l’exONATRA que le comité actuel envisagerait dans les prochains jours de licencier plusieurs agents. Une rumeur qui a pourtant inquiété les travailleurs.
Des sources proches de ce comité notent qu’il s’agit là des stratégies peaufinées par ceux qui ne veulent pas le redressement de cette société dont les fossoyeurs se recrutent parmi les fils maison qui profitaient de la mauvaise gestion pour se faire une bonne santé au détriment du Trésor public et des travailleurs eux-mêmes qui n’avaient aucun espoir dans l’avenir et qui, grâce à la mutation intervenue au sein de cette entreprise, peuvent aujourd’hui espérer. Cela ne fait ombre d’aucun doute. Sous l’administration Gizenga, Premier ministre entre 2006 et 2007, le rapport Mayobo, issu d’une mission d’audit effectuée dans les entreprises publiques, dénonçait la mauvaise gestion de ces entreprises, la vétusté de l’outil de production, les détournements et le manque d’esprit managérial.
Le même rapport avait préconisé, pour rendre ces entreprises compétitives et productives dans un monde où le développement technologique ne s’arrête, leur structuration de fond en comble et des sanctions exemplaires contre les gestionnaires défaillants. Du coup, le gouvernement avait pris des mesures de sauver ce qui pouvait être sauvé. C’est dans cette optique que l’ex-ONATRA, comme tant d’autres sociétés publiques, a été transformé en Société congolaise des transports et ports -SCTP.
Les nouveaux dirigeants placés à la tête de cette société se devaient alors de faire face au problème d’arriérés des salaires de plusieurs années, mettre fin aux grèves répétitives qui paralysaient le travail, freinant ainsi le et développement, moderniser l’outil de travail en rapport avec le programme de la Révolution de la modernité. Voilà les défis auxquels le comité Kimbembe est confronté. Aujourd’hui, il a réussi à apurer les arriérés des salaires et s’active à rendre opérationnel le trafic routier, ferroviaire et fluvial dans le seul but de désenclaver le pays.
Pour preuve, le train Kinshasa-Matadi a repris le trafic dans des conditions acceptables assurant aux voyageurs confort et sécurité. Il en est de même du bateau ITB Kokolo qui flotte sur le majestueux fleuve Congo redonnant de l’espoir à tout un peuple.
Sa remise en marche a été saluée par toutes les provinces qu’il dessert notamment Kinshasa, exBandundu, ex-Equateur, exProvince Orientale. Ce n’est pas tout, le bateau dénommé Gungu est en voie d’être mis en marche.
Aujourd’hui, le travail s’abat pour relier par voie fluvial la ville de Kinshasa à Ilebo dans le Kasaï. L’on se souvient que Kimbembe, alors conseiller du Chef de l’Etat en matière d’infrastructures, avait confié à ses collègues qu’il comptait faire du Boulevard du 30 juin, les Champs Elysées de Kinshasa.
Qu’il en déplaise aux pessimistes, ce boulevard est aujourd’hui le plus beau de la capitale RD-congolaise: panneaux de signalisation, pelouse et arbres d’embellissement font bon ménage et des carrefours érigés ça et là attirent des visiteurs. Le bâtiment de l’exONATRA a été également repeint. Moderniser, rendre efficace et efficiente la SCTP reste le grand défi que s’est assigné le comité Kimbembe.
Octave MUKENDI

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