Politique

Sale temps pour Adrien Phoba

Le député banni du MPCR, Adrien Phoba
Le député banni du MPCR, Adrien Phoba
Longtemps tenus secrets, des dossiers sales du député MPCR élu de la ville de Boma inondent les colonnes des tabloids kinois de plus en plus intéressés par son parcours hors-normes
Adrien Phoba est dans des sales draps. Les nouvelles relayées dans la presse à son sujet sont alarmantes et dépeignent l’image d’un imposteur. Le député MPCR élu dans la ville de Boma à l’issue des législatives du 28 novembre 2011 est un faussaire de longue date. Dès son jeune âge, il était déjà actif dans la magouille, rapportent des tabloids parus jeudi 17 avril dans la capitale RD-congolaise, citant d’une part des rapports de la sécurité et la presse en ligne. Selon le quotidien L’Observateur, Phoba, élève très limité dans son parcours scolaire, s’était spécialisé dans l’achat des bulletins pour passer des classes, déjà à l’école primaire.
Indélicat, il s’est brouillé avec son ancien parti, le PPRD avant d’en être chassé. Motif: insubordination vis-à-vis de son chef, le gouverneur César Tsasa di Ntumba. Passé à l’Opposition, le député s’est illustré par un conflit avec le président de son parti et député élu de Kasangulu, le MPCR Jean Claude Vuemba. Même des dossiers sombres liés au vol d’une chèvre à Lemba, dans le territoire de Lukula, sont évoqués. Pas étonnant que les limiers passent sa vie au peigne fin. Revue. 
Boma en colère contre l’honorable Phoba, titre L’Observateur
Dans nos pays, particulièrement le notre, beaucoup de gens s’amusent avec les institutions parce qu’on semble évoluer dans une logique telle que « que chacun s’occupe de soi, que personne ne s’occupe de l’autre». Si ce conseil, à supposer qu’il en soit un, tient lorsqu’il s’agit des relations des individus entre eux, il ne peut pas en être de même pour ce qui concerne l’individu en tant que membre de la société, c’est-à-dire citoyen d’un pays, surtout s’il veut occuper des postes de responsabilité ou briguer des mandats publics.
Les Américains ont si bien compris la chose qu’on ne s’aventure pas, au pays de l’oncle Sam, à briguer des mandats publics lorsqu’on a quelque chose à cacher. Car des faits nébuleux commis dans l’enfance peuvent aisément ressortir au grand jour. Des gens comme Adrien Phoba, qui siège aujourd’hui à l’Assemblée nationale, seraient des illustres inconnus s’ils avaient eu le malheur de naître dans des sociétés comme celle-là.
L’honorable Phoba, en effet -oui, c’est un honorable-, n’est qu’un vulgaire faussaire. Doublé d’un gars aux mœurs regrettables. A propos de mœurs, cet honorable est allé loin dans l’imposture, jusqu’à se faire passer pour un neveu de Mgr Mbadu, Evêque émérite de Boma. Pour réussir parfaitement le coup, il a même renié son nom de famille, Nzau, pour prendre celui de Mbambi qui est le nom de famille d’une des nièces de l’évêque. Il devient donc Adrien Mbambi Phoba Nzau.
Comme on peut facilement se l’imaginer, l’évêque ne peut pas porter un tel individu dans son cœur. Car Phoba, qui a donc ainsi renié sa propre famille, ne s’est pas arrêté là dans son imposture à l’égard de cette pourtant respectable famille. En 2012, par exemple, Mgr Mbadu tombe sérieusement malade.  Son état nécessitant des soins appropriés à l’étranger, il fut évacué en Europe. Resté au pays, et vu l’état de l’évêque au moment de son évacuation, Adrien Phoba  fut certain qu’il reviendrait que dans une bière. Il pénétra alors par effraction dans la résidence de l’évêque à Kimbondo, dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa. Une fois dans la résidence, il s’accaparera du certificat d’enregistrement de la maison et du testament de l’évêque pour des raisons qu’il est le seul à détenir.
Mais Phoba avait oublié que le destin de chacun sur terre appartient à Dieu. Mgr Mbadu regagnera Kinshasa sain et sauf. Le retour du prince de l’église le cloua ainsi au pilori. Mais Phoba n’en était pas là à sa première fourberie. C’est plutôt une nature chez lui, comme le témoignent tous ses condisciples de différentes écoles qu’il a fréquentées. Car, les écoles, il en a fréquentées plusieurs, suite à ses incessants insuccès. Elève très limité, il s’était spécialisé dans l’achat des bulletins pour passer des classes, déjà à l’école primaire. Pour cela, il devait impérativement changer d’école. Il donna un  mal fou à son géniteur de Phoba, M. Malauka, un homme très populaire à l’Agrifor/Lemba.
Très irrespectueux vis-à-vis de n’importe quelle autorité, Phoba ne s’empêchait nullement d’insulter comme il voulait instituteurs et autres autorités de l’école. Quoi d’étonnant que cet élève insupportable ait connu régulièrement exclusions temporaires, convocations des parents et exclusions définitives. Loin d’être enfantin, ce comportement est plutôt chez lui une nature, comme précédemment souligné. Car il ne s’est pas arrêté à voler une chèvre, vers la fin des années 80, à Lemba, dans le territoire de Lukula. Ce qui lui valut l’opprobre de cette cité qu’il fut contraint de fuir. Il sera également chassé, en 2004, du PPRD/Boma dont il était pourtant un cadre militant, pour insubordination vis-à-vis de son chef, le Gouverneur César Tsasa di Ntumba. Personne ne sait comment Phoba obtint le diplôme  d’Etat qu’il se mit à exhiber au début des années 90, prétendant l’avoir obtenu dans le Bandundu.
Car tous ceux qui le connaissent le savaient sortant des trois échecs consécutifs à cette épreuve d’Etat, dont une fois à l’Institut Boma Mungu. Son insubordination légendaire vis-à-vis de ses différentes hiérarchies l’a amené à gacher les relations avec le Président de son parti, le MPCR, ‘honorable Jean Claude Vuemba Luzamba.
Les bomatraciens regrettent de plus en plus d’avoir envoyé Phoba au Parlement, car au lieu de parler de sa circonscription, il passe le clair de son temps à se lancer dans des discours démagogiques. Ses électeurs lui reprochent donc tout cela. Mais outre le mécontentement qu’il a créé au sein de cette population en abusant ceux auprès desquels il a perçu l’argent pour les envoyer en Europe, le vase, c’est l’abandon dans lequel se trouve Luzolo de la part de Phoba. Très connu à Boma, Luzolo était son homme de main. Cherchant à sécuriser sa famille qu’il a envoyée vivre sous des cieux plus cléments, Phoba demanda un service à Luzolo, celui de corrompre les services de l’ANR/Boma afin de lui procurer une vraie fausse convocation.
Ce précieux document devait ainsi être brandi dans n’importe quelle ambassade et permettre l’octroi de l’asile politique. Mais c’était sans compter avec le sérieux des agents contactés qui n’hésiteront pas un seul instant à arrêter le pauvre Luzolo qui croupit encore en prison depuis huit mois. L’assemblage de tous ces méfaits a conduit à l’agression dont Phoba a récemment été victime de la part de la population de Boma qui regrette de plus en plus de lui avoir donné des voix.
NTUMBA MVEMBA  
Tiré de l’Observateur N°4340 du jeudi 17 avril 2014                
                                                
Boma: l’enquête en cours dérange Phoba, annonce Forums des As
L’agression, le 22 février dernier à Boma, du député Adrien Phoba n’en finit pas d’alimenter les conversations dans les rues de la deuxième ville portuaire de la province du  Bas-Congo. Nonobstant   le fait que certaines personnes ne cessent de réclamer des comptes au député national, nombreuses sont celles qui disent attendre les résultats de l’enquête en cours initiée par l’autorité urbaine. Mais cette enquête n’arrangerait pas les affaires du député Phoba.
La société civile pour les droits de l’homme-SCIPDHO-, une organisation non gouvernementale de promotion des droits classiques et la justice sociale a déploré l’agression contre l’élu de Boma. Cette ONG croit savoir que son agression a été l’œuvre des inciviques ayant préalablement érigé une barrière avec des pneus en feu à côté de la pompe à essence et du poste des policiers de roulage au     Rond-point Boma2 à l’aide d’une bouteille de bière lui lancée en pleine figure prendre l’empêcher de prendre le bain de foule.
Ces inciviques, souligne le  communiqué  de la SCIPDHO, tenaient à empêcher le député Phoba de prendre la parole dans la salle Jean-Paul II où des invités devaient l’attendre. Dans son communiqué, la Société civile pour les droits de l’homme condamne avec la dernière énergie  les hauteurs tant intellectuels que matériels de cet acte ignoble. La  SCIPDHO qui considère les dispositions légales qui régissent les  libertés publiques en RDC, spécialement en matière des manifestations publiques, attend les résultats de l’enquête annoncée par l’autorité de la ville et l’organisation d’une chambre foraine au lieu où s’est produit l’incident avec le jugement des prévenus.
Mais certains éléments, sous réserve de la conclusion de cette enquête, montrent que le député ne devrait pas  s’en  tirer à si bon compte. Notamment cette affaire de trafic des être humains que certaines personnes évoquent à Boma. Des accusations ou allégations, c’est selon auxquelles l’intéressé oppose, bien évidemment un démenti. Convainc-t-il pour autant ? Pas nécessairement sûr. En tout cas, la justice tranchera. Le député Adrien Phoba se reconnaissait redevable vis-à-vis de certaines personnes au regard des tracts qui avaient circulé la veille de son arrivée à Boma? Voilà une question qui reste posée. Le rapport du comité urbain de sécurité du 25 février 2014 a même relevé le fait que deux tracts ont été disséminés à travers la ville en deux textes différents.
En fait, selon le même rapport, le premier tract interdisait à l’honorable Adrien Phoba de prendre la parole à Boma tant qu’il ne fera pas au préalable  libérer Séraphin Luzolo, détenu par les services à Kinshasa depuis le 03 septembre 2013. Le deuxième par contre, portant la signature de «Bana Boma» rappelait à Adrien Phoba leur colère contre lui du fait d’avoir abandonné le même Séraphin à son triste sort. Dans le même tract, «Bana Boma» regrette le fait que le député refuse d’écouter la famille du détenu qui cherchait à l’approcher. Le  recoupement de ces éléments témoigne à suffisance que le député n’est pas en odeur de sainteté avec une frange de l’opinion des Bomatraciens.
FDA
Tiré de Forum des As n°4605 du Jeudi 17 avril 2014
 

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