
Réuni à Kinshasa, le Parti national pour la nouvelle énergie du Congo -PNEC- tire la sonnette d’alarme face à la dégradation de la situation socio-politique. Il condamne les restrictions visant l’Opposition et soutient l’initiative d’un dialogue national porté par les églises.
Le Parti national pour la nouvelle énergie du Congo -PNEC-, dirigé par Michel Mwika Banza, a tenu, le 28 février 2026 à Kinshasa, une réunion stratégique consacrée à l’analyse de la situation nationale. À l’issue de cette rencontre, le parti a rendu publique une déclaration politique particulièrement critique à l’égard de la gouvernance actuelle.
Dans cette déclaration signée le 28 février 2028 à Kinshasa par Raoul Lugamba Iragi, rapporteur de séance du parti, le PNEC dresse un tableau sombre de la conjoncture nationale. Il évoque les inondations récurrentes dans la capitale, l’effondrement progressif des services publics, le chômage massif des jeunes ainsi que les retards répétés dans le paiement des salaires des agents de l’État.
Autant d’éléments qui, selon le parti, traduisent «un échec manifeste» des politiques publiques. Le mouvement pointe également une gestion jugée centralisée, opaque et improvisée du pouvoir, accusée d’aggraver la précarité sociale et d’accentuer les fractures au sein de la société RD-congolaise.
Plaidoyer pour un sursaut national
Le PNEC rappelle que son président national avait, dès le 30 juin 2020, appelé à un dialogue national inclusif à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance. Une initiative que le parti présente aujourd’hui comme plus actuelle que jamais face à l’impasse institutionnelle et politique que traverse le pays.
Dans cette perspective, le PNEC apporte son soutien à l’initiative conjointe de dialogue national inclusif et au Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble, portés par la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- et l’Église du Christ au Congo -ECC. Le parti estime que cette démarche constitue une opportunité historique de refonder le pacte républicain sur des bases légitimes, inclusives et durables. Toutefois, il conditionne la réussite de ce dialogue à plusieurs préalables, notamment la cessation immédiate des mesures de suspension ou de dissolution visant les partis d’Opposition, qu’il considère contraires aux principes constitutionnels garantissant le pluralisme politique.
Condamnation des «pratiques autoritaires»
Dans sa déclaration, le PNEC condamne fermement ce qu’il qualifie de retour des pratiques autoritaires et liberticides. Il dénonce les suspensions arbitraires, les procédures irrégulières engagées contre certaines formations politiques ainsi que les poursuites judiciaires sélectives visant des acteurs de l’Opposition.
Le parti voit dans ces actions une volonté de restreindre l’espace politique et de marginaliser les voix dissidentes. Il affirme que ces tentatives d’intimidation ne sauraient entamer son engagement en faveur d’une République démocratique fondée sur l’État de droit, le respect des libertés fondamentales et la souveraineté du peuple.
Solidarité avec les opposants et détenus
Le PNEC exprime par ailleurs sa solidarité avec plusieurs leaders politiques contraints à l’exil ainsi qu’avec les acteurs politiques et sociaux faisant l’objet de pressions ou de poursuites à caractère politique. Il se dit également préoccupé par la multiplication des «détentions arbitraires» et affirme son soutien aux familles des personnes privées de liberté.
En conclusion, le PNEC appelle à un sursaut collectif et à un dialogue sincère, qu’il considère comme «la seule voie responsable pour sortir durablement la RD-Congo de la crise actuelle». Il lance un appel solennel à la Communauté internationale, aux organisations nationales et régionales de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires de la RD-Congo, afin qu’ils exercent une vigilance accrue et constante face à l’évolution préoccupante de la situation dans le pays.
Le PNEC les exhorte à ne pas se limiter à des déclarations de principe, mais à agir concrètement pour garantir le respect des droits fondamentaux, en particulier face aux arrestations arbitraires, aux détentions illégales et aux violations répétées des libertés publiques imputables au régime en place.
