Politique

Le G7 entreprend de charmer l’Opposition

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Des jours passent et la plate-forme du G7 se consolide de plus en plus… Samedi 10 octobre 2015, les sept bosses ont décidé de passer à la vitesse supérieure en signant l’acte constitutif de leur plate-forme. Le G7 se formalise et, désormais, a déclaré Charles Mwando Nsimba, se positionne clairement comme une réelle force de l’Opposition ouverte à toutes les tendances. Au cours de cette cérémonie, les cadres de cette plate-forme n’ont pas manqué de tancer la majorité au pouvoir. Ils ont estimé que le dialogue politique n’a plus de raison d’être. En perspective de la présidentielle 2016, le G7 pourrait mobiliser pour un candidat unique à la présidentielle 2016.
Sous la pluie tropicale du samedi 10 octobre 2015, partisans, membres et surtout, pour la première fois, tous les ténors de la plate-forme du G7 ont été présents dans la salle de la Paroisse Saint Anne à Gombe. Charles Mwando Nsimba -UNADEF-, Christophe Lutundula -ADP/MSDD-, José Endundo Bononge -PDC-, Pierre Lumbi -MSR-, Kyungu Wa Kumwanza -UNAFEC-, Banza Dany -ACO- et Olivier Kamitatu -ARC. Le G7 a affiché complet au jour de la signature de son acte constitutif.
«Le G7 vient de naitre ce jour. Ses motivations, ses objectifs, principes d’organisation et de fonctionnement et ses organes sont désormais connus», a déclaré Charles Mwando Nsimba, président de l’UNADEF. Pour le G7, cette naissance traduit, sans nul doute, la détermination de ses membres de poursuivre leur «combat citoyen en vue de la sauvegarde de la Constitution de la RD-Congo et de l’organisation rationalisée des élections libres, pluralistes, transparentes et apaisées, dans le respect de la loi fondamentale ainsi que des normes élémentaires de tout régime démocratique».
La signature de cet acte constitutif est également, pour les sept bosses du G7, une réponse à l’appel de la population RD-congolaise, du pays et de la Diaspora, qui ne cessent de les soutenir. «Nous sommes conscients qu’ils attendent beaucoup de nous pour leur donner de nouvelles raisons d’espérer dans ce pays où les nuages épais s’amoncellent chaque jour davantage et assombrissent l’horizon», a confié le président de l’UNADEF et doyen d’âge du G7.
Tacler le pouvoir
Après la signature de l’acte constitutif, les sept patrons du G7 comptent passer très vite à l’action. «Maintenant que nous venons de structurer notre démarche, des initiatives seront prises sans tarder pour atteindre les objectifs et contrer par tous les moyens démocratiques et légaux, la stratégie du pourrissement, du sabotage du processus électoral qui disqualifient la loi fondamentale et justifient le glissement dénoncé», a martèlé Charles Mwando Nsimba.
En perspective de la présidentielle 2016, le G7 envisagerait de mobiliser pour un candidat unique. Alors que d’aucuns doutent de leur engagement en faveur du peuple, les sept leaders du G7 tentent de rassurer en demandant aux RD-Congolais de leur faire confiance et de compter sur leur plate-forme. «Nous nous battrons de toutes nos forces pour faire aboutir leurs aspirations au bien-être, à la liberté, au respect de leurs droits fondamentaux, à l’alternance politique et à la paix», a-t-il ajouté. Le G7 ambitionne de canaliser les énergies et renforcer l’unité de tous ceux qui partagent ses idéaux et objectifs. Au cours de cette cérémonie, les cadres de cette plate-forme n’ont pas manqué l’occasion d’accuser le pouvoir de manque manifeste de volonté d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.
Les responsables de cette plate-forme demandent au gouvernement de cesser de mettre la pression à la Commission électorale nationale indépendante -CENI- l’obligeant à ne pas publier le nouveau calendrier électorale aménagé. «Le G7 sait que ce calendrier aménagé existe», peut-on lire dans le communiqué. Le G7 a demandé aux parlementaires réunis en session budgétaire de dégager en priorité les ressources nécessaires pour l’organisation des élections de 2016 à travers des scrutins transparents et crédibles. Ils ont également estimé que le dialogue politique n’a plus de raison d’être, car, ont-ils pensé, il ne servirait qu’à retarder inutilement les aspirations du peuple à l’alternance prévue en 2016. Le G7 pense que s’il doit y avoir dialogue, c’est à la CENI de s’y employer.
Christian JMM

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