Politique

Entre crise et dettes, MIBA s’accroche, presque seule, déterminée à relancer sa production

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Dette massive d’environ USD 200 millions, baisse de la production, lourde panne financière, outil de travail vétuste sinon déficitaire, la Minière de Bakwanga -MIBA-, jadis fleuron de l’économie du pays avec la GECAMINES, ne parvient pas encore à sortir de la crise. Tout visiteur fait ce constant quand les agents visiblement dépourvus de tout sont réduits à demander l’aumône. La faute à l’Etat propriétaire, principal bénéficiaire d’importantes recettes jadis générées par l’entreprise, utilisées tantôt pour la construction des infrastructures, tantôt pour faire face à la guerre, mais aujourd’hui incapable de lui renvoyer l’ascenseur. Début décembre, seule une vieille pelle et une benne moisie étaient en fonctionnement. Les travailleurs accrocheurs s’en servent et parviennent actuellement à produire entre 40.000 et 60.000 carats par mois, soit entre USD 800.000 et USD 1,2 million. Rien comparativement au passé de l’entreprise. Mais un symbole aux yeux du personnel héroïque qui se contente d’un salaire considérablement rabattu.
Ces braves agents ne réclament que les engins et une enveloppe. Selon leurs propres estimations, un montant d’USD 6,5 millions permettrait, d’une part, l’achat de 10 pelles, 10 bennes, 5 chargeuses, autant de dragues et d’usines mobiles de marque chinoise. Et, d’autre part, de dégager un fonds de roulement. USD 6,5 millions représentent à peu près 5 mois de l’argent que le gouvernement central décaisse pour balayer et embellir 5 communes de la capitale! Et dire que le Kasaï-Oriental a également droit aux crédits d’investissement votés au budget de l’Etat.
Engagé à plaider la cause de la MIBA, le commissaire spécial Ngoyi Kasanji fait ses calculs sur base de cette projection d’USD 70 millions et déduit qu’avec la soustraction de 50 pc des charges, la MIBA consacrerait 25 millions par an au paiement échelonné de sa dette et 10 millions à l’amorce des études de certification susceptibles d’attirer de nouveaux investissements. La MIBA compte plusieurs périmètres délaissés et inexploités que son staff manager peut ouvrir à des capitaux privés. Cette éventuelle ouverture contribuerait à résorber en partie le chômage.
 
AKM
 

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