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Contre la hausse des tarifs d'internet mobile, l'UNPC décrète un lundi sans presse

Trop c’est trop. La hausse incommensurable du tarif des données Internet mobile passant sans aucune cause connue de 10 à 500% sur tous les réseaux des opérateurs de téléphonie mobile fait scandale. Toute la population en parle depuis le début du mois de juin. Et l’Union nationale de la presse du Congo -UNPC- ne décolère pas depuis qu’elle a fait ce constat. En guise de sa protestation, elle décrète à dater de lundi 20 juin une opération baptisée «Lundi sans presse». Elle appelle, à cette occasion, la population RD-congolaise à ne pas acheter le crédit téléphonique.
Kasonga Tshilunde, président de l’UNPC, est passé à l’acte. Il a tenu un point de presse mercredi 15 juin dernier pour protester contre la hausse des tarifs d’Internet mobile. Il ne va pas en cavalier solitaire. En collaboration avec les organisations professionnelles des médias et l’ensemble de la corporation journalistique, l’UNPC a décidé d’entamer une série d’actions. Cela pour protester contre la hausse incommensurable du tarif des données Internet mobile passant, sans aucune cause connue, de 10 à 500%, sur tous les réseaux des opérateurs de téléphonie mobile. «Alors que dans la plupart de pays du monde, si l’accès à l’Internet n’est pas gratuit, il est plutôt facturé dans des proportions très minimes allant d’un dollars la semaine à USD 30 le mois», a signifié le président de l’UNPC. A dater de ce lundi 20 juin prochain, l’UNPC décrète une journée sans presse sur l’ensemble du territoire national. Et, cela se passera chaque lundi si la situation persiste. En d’autres termes, aucune station de radio ou chaine de télévision n’émettra. Aucun journal ne paraitra des presses. Ce n’est pas tout! L’UNPC lance également l’opération dite «Lundi sans crédit». A cet effet, elle appelle la population RD-congolaise à ne pas acheter le crédit téléphonique chaque lundi jusqu’au retour des tarifs initiaux. L’organisation des professionnelles des médias considère que cette hausse des prix non seulement comme une répression qui ne dit pas son nom, comme une entrave grave au travail journalistique, à savoir: la collecte, le traitement et la diffusion des informations mais aussi et surtout une atteinte inexplicable au droit de la population d’accéder à une information plurielle et diversifiée. Pour bien mener l’action, un comité de suivi de l’exécution de cette action de la corporation journalistique a été mis en place. Il est constitué notamment de l’OMEC, l’ANEAP, l’ANECO, l’UCOFEM et le JED. Tous les médias RD-congolais sont priés d’appliquer et de médiatiser ces mesures conformément à l’article 14 du code de déontologie.
Kasonga a invité le ministre des PT-NTIC et les responsables de l’ARPTC à tout mettre en œuvre pour remettre rapidement les choses en ordre en annulant cette décision, car rien ne peut justifier en ce moment précis une telle augmentation ahurissante des tarifs. Faute de quoi l’UNPC continuera avec ses actions, a-t-il avisé. S’agissant des manques à gagner des organes de presse, le président de l’UNPC a estimé que dans le cadre des Nouvelles technologies de l’information et de la communication -NTIC- nul autre utilise l’Internet non pour des invectives et exhibition mais comme un instrument de travail. Cette action permet d’éviter les pertes d’avantage.
Bijou KULOSO

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