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Enrôlement, la CIME déploie 160 sensibilisateurs à Kinshasa

Pour Jean-Baptiste Ndundu, les Confessions religieuses sont un partenaire indispensable pour la réussite de cette opération dans notre ville de Kinshasa, comme dans notre pays. Pour lui, dans chaque quartier, dans chaque avenue, il y a une Confession religieuse qui peut relayer les messages en vue d’encourager le peuple à obtenir sa carte d’électeur.
Après le début de l’opération de révision du fichier électoral à Kinshasa, le dimanche 28 mai 2017, les Confessions religieuses de la RD-Congo, à travers la Commission d’intégrité et médiation électorale -CIME-, se mettent en branle pour le succès de celle-ci. Lundi 29 mai, dans l’amphithéâtre Mama Muilu du Centre d’accueil kimbanguiste, plein comme un œuf, a eu lieu le lancement officiel de la campagne de sensibilisation à l’enrôlement massif des électeurs chrétiens, musulmans et autres RD-Congolais, croyant ou non. C’était en présence de Jean-Baptiste Ndundu, membre de la plénière de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, représentant son président Corneille Nangaa empêché.
A cette occasion, la CIME a présenté à l’assistance l’équipe de 160 sensibilisateurs issus des huit Confessions religieuses, notamment l’Eglise du Christ au Congo, l’Eglise kimbanguiste, la Communauté islamique au Congo, l’Armée du salut, l’Eglise Orthodoxe, l’Eglise de Réveil du Congo, l’Union des églises indépendantes du Congo et l’Eglise Liloba. Le dispositif est costaud. Mis efficacement à profit, ces sensibilisateurs et surtout ces Confessions religieuses seront d’une aide considérable pour la Centrale électorale. Non seulement que ces dernières ont une influence morale sur leurs fidèles mais surtout, elles sont présentes dans toutes les communes, les quartiers, les avenues… Bref: leur plus grand atout c’est d’être proche de la population. Celle-ci s’identifie généralement à elles.
A la CENI, on le comprend. «Les Confessions religieuses sont un partenaire indispensable pour la réussite de cette opération dans notre ville de Kinshasa, comme dans notre pays. Nous ne pouvons omettre que dans chaque quartier, dans chaque avenue, vous trouverez une Confession religieuse qui peut relayer les messages en vue d’encourager le peuple à obtenir leur cartes d’électeur», a souligné Jean-Baptiste Ndundu dans son mot.
S’enrôler pour gagner plus de sièges
Pour le président de la CIME, révérend Delphin Elebe, la révision du fichier électoral est d’un enjeu majeur pour les provinces, les circonscriptions électorales et les candidats. «Du nombre de personnes enrôlées, en effet, dépend le nombre de sièges qui lui-même amenuise, s’il est réduit, ou augmenté, s’il est important, la probabilité pour les candidats de remporter un suffrage. De la même manière, le nombre d’enrôlés permet aux provinces et aux circonscriptions électorales de gagner ou de perdre des sièges», a-t-il affirmé devant l’assistance. Et d’appuyer: «ceci explique le fait que la ville de Kinshasa qui avait 59 sièges en 2006 est tombée à 52 sièges en 2011. Chaque Kinoise et chaque Kinois devrait prendre conscience du fait qu’aujourd’hui encore, le risque de perdre davantage de sièges demeure élevé».
Afin de mener à bien leurs tâches, les Confessions religieuses prévoient de travailler collégialement. Le souci est que chacune d’entre elles assume sa responsabilité. «Il sera déployé dans chaque commune huit sensibilisateurs venant de huit Confessions religieuses qui vont travailler sous le leadership de la confession désignée. Laquelle confession est tenue de fournir le rapport du travail abattu dans sa sphère de coordination», a expliqué le président de la CIME.
Dans ce travail de sensibilisation, la CIME véhiculera le message de la CENI contenu dans un dépliant reprenant toutes les informations utiles sur l’opération d’enrôlement. «De temps en temps, un enrichissement ou une illustration sera apporté par les sensibilisateurs», a-t-on précisé à la CIME.
Par ailleurs, la véritable leçon de cette initiative des chefs des Confessions religieuses reste l’union. Dans la matinée de ce lundi, la salle Mama Muilu a été témoin de la tolérance, de la cohabitation, de travail dans la complémentarité… entre des groupes qui ailleurs se dédaignent, ou carrément s’entretuent. Dans une assemblée dominée par des t-shirts et des pagnes frappés aux couleurs et à l’effigie de la Centrale électorale, on a vu des tenues de l’Armée du salut se mêler, dans cette marée humaine, aux voiles et soutanes des musulmans et des prêtres orthodoxes,… acclamer et chanter des chansons de la fanfare kimbanguiste. C’est à coup sûr un signe de la détermination des croyants à aller pacifiquement aux élections.
HRM

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