Politique

De Paris à Brazzaville, Franck Diongo sur tous les fronts

Présent au Quai d’Orsay et reçu par le Président de la République du Congo, Dénis Sassou Nguesso, le président national du Mouvement lumumbiste progressiste -MLP-, Franck Diongo, a tenu à rendre compte non sans parler de la récusation d’Edem Kodjo par le Rassemblement et le retour d’Etienne Tshisekedi. Lundi 25 juillet dernier au siège de son parti sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, cet opposant radical a révélé que, pour le Rassemblement, plate-forme née du Conclave de l’Opposition à Genval, la date buttoir est fixée le jour de la convocation des scrutins, le 19 septembre 2016, et non le 19 décembre 2016. Dans la fièvre du retour de lider maximo, ce député national a demandé à la Police de permettre aux Kinois de rendre au président de l’UDPS tous les honneurs dignes de son rang en évitant de l’escorter en toute vitesse.
Décidément, cet opposant radical refuse de reposer et se bat sur tous les fronts.
Franck Diongo a pris part à la rencontre de Quai d’Orsay à Paris en France. Rentré au pays, il a révélé qu’au ministère français des Affaires étrangères, il était question d’un échange avec tous les envoyés spéciaux sur les questions nationales.
Conduite par le président du Comité de sages du Rassemblement, la délégation était composée de toutes les plateformes de l’Opposition dont la Dynamique de l’Opposition, le G7, l’Alternance pour la République et autres. Pour Franck Diongo, le contenu de ces échanges est resté secret. Contrairement à ce qui se raconte, l’élu de la Lukunga a indiqué que le Président Sassou Ngouesso n’a pas l’intention de se substituer en facilitateur. Il n’a pas tout simplement voulu assister impuissant face à la situation qui prévaut actuellement en RD-Congo.
Pour Franck Diongo, cette invitation de Sassou fait également suite à la demande d’Edem Kodjo d’être aidé après sa récusation par le Rassemblement. «D’entrée de jeu, le Président Sassou nous a affirmés qu’il n’a pas un agenda caché et qu’il voulait écouter les RD-Congolais et voir ce qu’il peut faire en tant que Chef d’Etat africain à qui on a demandé service», a signalé le président national du MLP.
En réaction, Delly Sessanga et Franck Diongo, la délégation de l’Alternance pour la République, ont signifié à Sassou que la RD-Congo est en pleine crise politique. Pour que ce dialogue aboutisse et réussisse, ces opposants ont estimé qu’il est important de recadrer certaines choses. «Le premier élément d’échec, c’est de nommer un facilitateur à la place d’un médiateur.
Dans le contexte actuel, un facilitateur ne peut pas réussir sa mission, car il a pour rôle de faire rencontrer les protagonistes. Alors que le médiateur a pour rôle de faire rencontrer les acteurs et proposer même une solution de compromis pour que les protagonistes puissent s’entendre. Deuxièmement, le facilitateur désigné est incompétent. Il n’a pas un rayonnement et l’aura internationale capable de faire de lui un homme respectable», a-t-il asséné.
A en croire ses propos, deux préalables sont incontournables pour la réussite de ce dialogue. Il s’agit notamment de la décrispation du climat politique par les actes de bonne foi du Président de la République Joseph Kabila, le gouvernement et les services pour créer un climat de confiance. Franck Diongo fait allusion à la libération de ce qu’il qualifie des prisonniers politiques et d’opinion non sans évoquer d’éviter les pressions contre les opposants. «La finalité du dialogue, c’est d’aboutir à un accord politique électoral. Il y aura des résolutions politiques et techniques», a-t-il précisé.
Pour lui, dans les résolutions politiques, le Rassemblement exigera, entre autres le respect de la Constitution. Ramenant la date buttoir de la fin du mandat constitutionnel du Président Kabila au 19 septembre, le vice-président de l’AR a conseillé: «trois mois avant la fin du mandat du Président en exercice, le scrutin doit impérativement être convoqué.
Il doit, par ailleurs, négocier des garanties. Le premier élément de garantie pour M. Kabila, qui ne sera plus président après le 20 septembre 2016, est de faire adopter la loi qui donne des garanties d’un ancien président». En un mot comme en mille, Franck Diongo active toutes les batteries pour obtenir l’alternance démocratique en 2016.
Barick BUEMA

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