Politique

La CASE initie le remplacement de Kodjo

Une nouvelle voix se lève contre le facilitateur du dialogue national inclusif, Edem Kodjo. Dans sa déclaration de mardi 16 août, la Commission africaine pour la supervision des élections -CASE- a annoncé de transmettre à la représentation RD-congolaise de l’Union africaine une liste des personnalités qu’elle juge éligibles à la facilitation du dialogue politique national inclusif. Poursuivant sur cette même lancée, elle a invité la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- à initier des réflexions pour le remplacement d’Edem Kodjo. «La CASE conseille la CENCO de travailler dans le sens de la crédibilisation de l’instance de facilitation dudit dialogue, le cas échéant, susciter une réflexion rapide pour le remplacement du positif facilitateur», lit-on dans cette déclaration signée par le président de la CASE, Simaro Ngongo Mbayo.
A la faveur de sa déclaration du mardi 16 août dernier, la Commission africaine pour la supervision des élections -CASE- a révélé son intention d’initier des démarches pour le remplacement du facilitateur du dialogue national, Edem Kodjo qui, contre vents et marrées, reste ferme et convaincu de pouvoir conduire le bateau du dialogue à bon port. Les critiques et appels à la démission ou au remplacement ne le bouleversent pas, bien que l’ex-PM togolais n’ait plus fait l’unanimité au sein de la classe politique RD-congolaise. La CASE, dans cette déclaration, a annoncé de transmettre à la représentation RD-congolaise de l’Union africaine une liste des personnalités qu’elle juge éligibles à la facilitation du dialogue politique national inclusif. Tout en saluant l’implication de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- dans la recherche des solutions politiques pour la bonne marche du processus électoral, la CASE a invité l’assemblée des évêques catholiques à susciter une réflexion rapide pour le remplacement du positif facilitateur afin de crédibiliser l’instance de facilitation du dialogue.
«La CASE salue l’implication de l’Eglise catholique à travers les consultations qu’elle organise depuis une semaine à Kinshasa afin de pousser les acteurs politiques RD-Congolais à sauver le processus électoral en RD-Congo», dit la déclaration de la CASE. Pour cette structure, les consultations menées actuellement par la CENCO produisent réellement un effet mobilisateur et stimulateur afin que le dialogue longtemps attendu se concrétise dans les meilleurs délais. La CASE a, dans la même déclaration, adressé des félicitations aux confessions religieuses en général à travers la Commission d’intégrité et médiation électorale -CIME- et la CENCO pour les consultations engagées dans le cadre de la préservation de la démocratie, d’un Etat de droit et des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées en RD-Congo.
Compassion pour Beni
Par ailleurs, cette structure d’appui à la démocratie n’est pas restée indifférente face aux atrocités commises à Beni ces derniers jours. «La CASE se joint aux cris de détresse du peuple RD-congolais en général et de la population de la province du Nord-Kivu en particulier, pour déplorer le deuil imposé aux habitants du territoire de Beni», déclare le communiqué. Et de poursuivre: «la CASE invite tous les membres à demeurer solidaires avec les compatriotes meurtris par les massacres à répétition de Beni et ses environs. La CASE invite ainsi le gouvernement de la RD-Congo et ses partenaires à multiplier les efforts de sécurisation du territoire national pour que des conditions maximales de sécurisation soient réunies au moment de la révision du fichier électoral». Ces dispositions sécuritaires renforcées permettraient, selon la CASE, d’éviter tout cas de vol de matériel électoral et permettre à la population de vaquer librement à ses occupations dans cette partie du pays.
Parousia MAKANZU
Laurent OMBA

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