Politique

Basile Olongo appelle l’exécutif et le législatif de la Tshopo à collaborer

En mission d’itinérance, le vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité, Basile Olongo, tient à la cohésion des institutions provinciales. C’est ainsi qu’il a demandé à l’Assemblée et au gouvernement provincial de la Tshopo, en mésentente depuis plus d’un mois, de collaborer. Le conflit qui secoue ces deux institutions tire ses origines du dépôt à l’Assemblée provinciale d’une motion de défiance contre le gouverneur. Une motion qui n’a jamais été examinée, car l’institution délibérante s’est divisée.
Les torchons brûlent entre l’Assemblée et le gouvernement provinciaux de la Tshopo. Et pour cause: une motion de défiance déposée à l’Assemblée provinciale contre le gouverneur. Pour tenter la réconciliation, le vice-ministre de l’Intérieur a réuni autour de lui, le mercredi 7 juin pendant près de 5 heures, les membres du gouvernement provincial et les députés provinciaux. «Les linges sales se sont lavées en famille. Quelques points d’incompréhension ou de divergences ont été élagués. Nous avons pris la décision, à partir d’aujourd’hui, de repartir sur des nouvelles bases. Aujourd’hui, l’Assemblée provinciale de la Tshopo est unie avec le président, Joël Bafando, avec son vice-président, Senghor. D’ici samedi, ils vont convoquer la plénière pour continuer les activités normalement. Et l’exécutif provincial va continuer à collaborer avec l’Assemblée provinciale», a souligné Basile Olongo, demandant à chaque institution de jouer son rôle. Curieusement, les cinq députés provinciaux signataires de la motion de défiance contre le gouverneur de province n’ont pas pris part à cette rencontre. Depuis, une tension est montée à la suite de la motion de défiance contre le gouverneur, accusé de mauvaise gestion. Il y a des élus provinciaux qui se sont alignés derrière le gouverneur et les autres derrière la motion.
Manque de collaboration
Du coup, la crise secoue également l’Assemblée provinciale. Un tiraillement s’observe entre le président et le questeur de l’Assemblée provinciale de la Tshopo. Le premier a ordonné, en mai dernier, le retrait de fonds de la paie du personnel sans avoir associé le second alors considéré comme l’autorité financière de cette institution provinciale. Le président de l’Assemblée provinciale, Joël Bafandu Yaweli affirme avoir agi ainsi suite au refus du questeur, à deux reprises, de signer la sortie de fonds à la banque pour la paie du personnel. De son côté, le questeur de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Etienne Masanga, accuse son président de manque de collaboration. «C’est une fausse procédure. Réellement, il est parti voir madame le Procureur, si j’avais refusé, elle devait me saisir pour me demander pourquoi j’ai refusé qu’on puisse payer le personnel. Le président n’a pas cette volonté de collaborer», s’est-il plaint. Selon une indiscrétion, cette mésentente entre les deux membres du bureau de l’Assemblée provinciale est tributaire au sort à sceller contre le gouverneur de la Tshopo, menacé par une motion de défiance. Certains députés provinciaux dont quelques membres du bureau seraient opposés à cette motion.
OM

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