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Après la mort d’Etienne Tshisekedi, une vive tension règne à Limete

Au moment où les Kinoises et Kinois peinent à réaliser la disparition du lfe1033ider maximo Etienne Tshisekedi wa Mulumba décédé à Bruxelles mercredi 1er février 2017, la commune de Limete est prise d’assaut par une marée humaine de militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS. Ces sociétaires de l’UDPS auxquels se sont associés leurs homologues d’autres partis politiques et de plates-formes diverses, convergent tous vers la 10ème rue où se trouve implanté le siège de ce grand parti de l’Opposition.
L’affluence de cette foule s’accompagne des chants, cris, sifflets, klaxons qui créent beaucoup de boucan dans le quartier. Craignant que ce rassemblement des masses ne puisse déraper, les forces de l’ordre, en grand nombre également, quadrillent le secteur.
Dans ces moments d’intense émotion, la tension a vite pris l’ascenseur.
Déjà, dans la nuit de mercredi 1er février 2017, la police se signale par le recours au gaz lacrymogène pour disperser les foules. Ce qui n’est pas du goût des militants de l’UDPS qui, larmes aux yeux, indiquent que les chants, klaxons, sifflets et cris de détresse ne constituent nullement des actes de provocation à l’endroit des forces de l’ordre. Jusqu’au matin, les gens s’observent en chiens de faïence. Jeudi 2 février, dans la matinée, la tension est encore perceptible entre les policiers et les militants de l’UDPS autour de la résidence du président d’Etienne Tshisekedi et du siège du parti à Limete.
Des témoins font état de nouvelles échauffourées. Certains militants interrogés affirment ne pas supporter la forte présence des éléments de la police. Ils ne comprennent qu’ils soient empêchés d’exprimer leur consternation et surtout saluer le combat de Tshisekedi, l’homme de la paix qui prône la démocratie et le progrès social en vue de leur instauration effective en RD-Congo.
Crainte des dérapages de la part des forces de l’ordre
Ce grand déploiement des forces de l’ordre n’est pas de nature à calmer les esprits, selon certains militants qui craignent des dérapages de la part des forces de l’ordre. Dans le périmètre de la résidence du président de l’UDPS, des branches de rameaux sont accrochées à tous les portails des parcelles un peu partout à la ronde en signe de deuil.
Les véhicules et les motos-taxis de passage à Limete jusque dans les communes périphériques de la capitale observent le même rituel. Dans son message aux militants du parti ainsi qu’à l’opinion nationale, le secrétaire général de l’UDPS Jean-Marc Kabund a Kabund insiste pour que les forces de l’ordre fassent preuve de professionnalisme dans ces moments douloureux en vue du maintien de l’ordre et la discipline parmi la population.
A Bruxelles où le père de la démocratie RD-congolaise a rendu l’ âme, les RD-Congolais de la diaspora se préparent à lui rendre des hommages dignes. Pendant ce temps à Kinshasa, les militants de l’UDPS indiquent que la personnalité de l’illustre disparu dépasse de loin la dimension de la famille biologique ou du parti pour se hisser au niveau national et international.
D’où la nécessité pour les autorités du pays d’organiser des funérailles nationales à la hauteur de cette icône qui a été Premier ministre, Vice-président de l’Assemblée nationale et que d’aucuns considèrent déjà comme un héros national au point de réclamer l’érection d’un monument en sa mémoire.
BIKUG

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