Affaire Nessergy: Dan Gertler riposte…

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Le Golden boy et patron de Nessergy, Dan Gertler
Le Golden boy et patron de Nessergy, Dan Gertler

Réponse du berger à la bergère. Accusée d’avoir signé un partenariat opaque avec Luanda et Kinshasa, la société Nessergy évoque une tentative féroce de discréditer la RD-Congo dans une transaction qui l’aiderait à devenir un grand producteur de pétrole
Il n’a pas l’habitude de réagir aux accusations, très souvent injustes, et autres provocations contre sa personne et son groupe. Critiqué frontalement dans un récent rapport de Global Witness consacré à l’accord de partenariat en discussion entre les gouvernements angolais et RD-congolais dans lequel Nessergy, une des filières pétrolières de son consortium d’entreprises, le Groupe Fleurette, Dan Gertler a décidé de répliquer à ses détracteurs via un long communiqué publié par Nessergy, transmis à AfricaNews qu’un vent favorable a conduit à AfricaNews dimanche 26 janvier. Sentiment de tristesse et dépit face aux accusations irrationnelles et infondées, à ce que ses proches qualifient de farce. Dans ce long communiqué, Nessergy justifie l’accord passé entre ses responsables et les gouvernements de l’Angola et de la RD-Congo.
Une transaction transparente et juste, assure le communiqué de l’entreprise. Transparente et juste parce que, à en croire le communiqué, «Nessergy a obtenu un droit légal et ratifié d’explorer et d’exploiter la ZIC. Ce fut l’Angola qui l’a empêchée de jouir légalement de ses droits. La ZIC possède certes des réserves avérées de pétrole. Mais il est indéniable que c’est la volonté de Nessergy de se libérer de ses droits qui a permis de créer ce potentiel considérable pour la RD-Congo en l’autorisant à négocier un contrat de partage de la production avec l’Angola».
Propriété d’un habitué des arcanes financières en RD-Congo, Nessergy affirme: «chaque fois que l’on veut nuire à la réputation du pays et de son gouvernement, on en arrive à des théories conspirationnistes et des accusations du secret. Suffisamment aguerri, le pays sait et peut reconnaître le complot à des kilomètres. L’histoire nous l’a enseigné. Presque tous les termes de l’accord ont été publiés dans la presse congolaise à la fin de l’année 2012, y compris le montant total de l’indemnisation pour Nessergy. Toutes les branches concernées du gouvernement étaient informées des détails de la transaction potentielle».
Puis: «Le gouvernement ne cache rien. Une transaction peut être publiée une fois qu’elle devient définitive. Depuis plus d’un an, les experts de la République Démocratique du Congo et de l’Angola négocient les termes finaux du contrat. Pour que Nessergy puisse recevoir une indemnisation définitive, un accord final doit être signé par les deux pays. Ce n’est pas encore chose faite. Les sources impliquées dans la dernière provocation sont bien au courant des faits mais ont décidé une fois de plus de jouer la carte du sabotage dès lors qu’elles ont compris que la transaction ne servirait pas leur manœuvre politique finale».
Plus qu’un plaidoyer en faveur de Dan Gertler, le communiqué constitue un tacle à l’Opposition RD-congolaise et à une organisation étrangère, probablement Global Witness, voire d’autres tapies dans l’ombre. Nessergy les accuse de vouloir discréditer la RD-Congo et son gouvernement à la veille de la conclusion d’un accord susceptible de propulser le pays dans le cercle des pays producteurs de pétrole.
«Nous avons suivi les communiqués publics sur le WEB publiés par les principales ONG actives dans la région. La négativité autour de la RD-Congo est bien connue. Ces ONG ont choisi de manipuler la RDC et à ternir son image en gardant sous silence l’agression géopolitique à l’encontre de la République Démocratique du Congo», assène le communiqué. Et d’ajouter: «La recherche de la transparence est devenue pour certains un masque pour cacher leurs véritables motivations politiques.
L’analyse de Nessergy a permis de mettre à jour cette méthode. Nous vous exhortons à juger les faits que nous avons  réussi à signaler. Dans ce cas, l’appel à la transparence devait être adressé à ceux qui sont derrière cette fausse campagne». Selon les projections, l’exploitation commune des réserves de la ZIC entre l’Angola et la RD-Congo générerait USD 300 milliards. Une manne à faire pâlir les jaloux et tous les autres ennemis du pays. Ci-après, le communiqué.
Tino MABADA        

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