Politique

A en croire Edem Kodjo, le dialogue inclusif démarre cette semaine

«Il n’y a pas de choses impossibles pour les hommes de bonne volonté. Cette semaine, je compte bien installer le comité préparatoire», a annoncé le facilitateur.
Le facilitateur du dialogue national inclusif, le Togolais Edem Kodjo, a annoncé lundi 11 avril la convocation du dialogue d’ici la fin de cette semaine. C’était au cours d’une rencontre avec la presse à Kinshasa. Il mettra d’abord en place le comité préparatoire avant la tenue des assises proprement dites.
D’entrée de jeu, Edem Kodjo s’est montré très rassurant. L’ancien secrétaire général de l’OUA a annoncé la mise en route du dialogue national inclusif d’ici la fin de la semaine. «Il n’y a pas de choses impossibles pour les hommes de bonne volonté. Cette semaine, je compte bien installer le comité préparatoire», a-t-il annoncé.
C’est déjà la dernière ligne droite mais combien de temps devra durer le dialogue? Le facilitateur lui-même n’a rien dit à ce sujet. En revanche, Edem Kodjo a déclaré pouvoir commencer avec ceux qui seront disponibles. Et la porte restera ouverte et les autres pourront embarquer à bord du train au fur et à mesure.
Refus de la Dynamique et du G7
Néanmoins, la participation de l’UDPS serait déjà acquise. «Aujourd’hui nous avons dans l’Opposition un soutien ferme de l’UDPS et je saisis cette occasion pour remercier chaleureusement le président Tshisekedi et tout son entourage pour avoir permis l’organisation du dialogue», a-t-il lancé. Mais malgré les propos d’Edem Kodjo, l’Union pour la démocratie et le progrès social semble souffler le chaud et le froid. Tshisekedi a désigné ses mandataires, notamment son fils Félix, le secrétaire général Bruno Mavungu, le porte-parole Bruno Tshibala et le fidèle des fidèles Joseph Kapika. Mais l’UDPS avise de manière claire: les parties doivent, d’ici au 24 avril, s’engager à respecter strictement la Constitution comme l’a expliqué un lieutenant de Tshisekedi interrogé par la presse. «Nous ne pouvons pas accepter d’aller aux élections dans le contexte actuel», a dit Augustin Kabuya, laissant entendre que tout doit se passer dans le respect de la constitution et des délais constitutionnels.
Pour leur part, la Dynamique de l’Opposition et le G7 n’ont pas changé leur position. Ces plateformes de l’Opposition continuent de réaffirmer leur refus de participer au dialogue qu’elles qualifient de «made in Kabila» ou «made in Kingakati». Ainsi Simon Ikenge, porte-parole du Mouvement social pour le renouveau -MSR-, se montre plus ferme encore sur le futur déroulement des négociations. D’après lui, le parti de Joseph Kabila a l’intention de passer outre la Constitution. Le MSR ne ferme pas la porte au dialogue mais exige d’abord que les règles constitutionnelles soient respectées. «Si le médiateur peut demander au président de renoncer à son idée de torpiller ou changer la Constitution, je crois que tout est possible», a asséné le porte-parole du MSR.
Même son de cloche côté G7, où un tweet d’Olivier Kamitatu posté mardi 12 avril tranche: «Du vrai dialogue, nous partageons au moins l’expérience de savoir en distinguer le faux».
YA KAKESA

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