
À l’Hôtel du gouvernement, les consultations en vue de la formation de la prochaine équipe de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka se poursuivent alors que la majorité parlementaire prend de plus en plus forme avec les poids politiques de chaque maillon de la chaîne Union sacrée de la nation. Si l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- est, sans conteste, la première force politique du pays avec 70 députés nationaux, derrière le peloton est conduit par la Dynamique Agissons et bâtissions -DAB- de Sama Lukonde, en témoignent les listes des services de la Première ministre.
Avec ses 47 élus nationaux, Sama Lukonde a été reçu, samedi 13 avril, sous cette casquette de leader de la deuxième force politique à l’Assemblée nationale. Prédécesseur de Suminwa à la Primature, Sama Lukonde a récolté les fruits d’un travail de fourmi, abattu au travers des trois regroupements qui composent la dynamique: Agissons et bâtissons -AB- A nous de bâtir -ANB- et Alliance pour l’alternance démocratique et alliés -AAD-A.
Chez la Première ministre, le leader de la deuxième force politique du pays a évoqué le portrait des candidats ministrables pour le prochain gouvernement. «Nous avons discuté de la formation du gouvernement en mettant l’accent sur le format visant à réduire le train de vie des institutions», a-t-il révélé au sortir des échanges, non sans insister sur les «souhaits du Président de la République et les indications de la Première ministre».
Les deux têtes de l’Exécutif attendent privilégié l’expertise, la compétence l’intégrité, et la probité morale pour les prochains ministres. Le gouvernement Suminwa va également miser sur la représentativité de toutes les catégories, avec prise en compte du genre et de la jeunesse. De son côté, la Dynamique AB, forte de son poids politique entend participer à la gestion de la chose publique, tant au gouvernement que dans toutes les autres institutions. Cette revendication légitime rejoint, du reste, les objectifs que s’est fixé cette famille politique: «contribuer à la matérialisation de la vision du Président de la République». La vision de Tshisekedi, déclinée en six points, devra être traduite en programme du gouvernement par la Première ministre.