
Le ministère de l’Économie numérique veut accélérer la montée en compétences de ses agents pour accompagner la transformation digitale de l’administration publique. Le secrétaire général à l’Économie numérique, François Blaise Mateta, a officiellement lancé, lundi 24 août 2026, à l’INPES -ex-IEM-, la première session de formation destinée à 580 agents et cadres de son administration. Placée sous le thème du renforcement des capacités, cette initiative entend faire du capital humain un levier essentiel de la modernisation de l’administration et de la transformation numérique de la RD-Congo.
Dans son mot de circonstance, François Blaise Mateta a rappelé l’importance stratégique des compétences dans la mise en œuvre de la politique numérique du pays. Sous la vision du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la RD-Congo s’est engagée sur la voie d’une transformation numérique appelée à soutenir l’intégration nationale, la bonne gouvernance et la croissance économique.
Cette dynamique s’inscrit notamment dans le cadre du Plan national du numérique 2026-2030 -PNN2-, qui prévoit d’importants investissements publics sur cinq ans, auxquels s’ajoutent des appuis extérieurs déjà mobilisés. Alors que la RD-Congo demeure encore confrontée à d’importants défis en matière de développement de l’administration électronique, la formation des agents apparaît comme un passage obligé pour améliorer les performances de l’appareil administratif et renforcer la qualité des services publics.
Des lacunes à corriger
Le secrétaire général a dressé un état des lieux sans complaisance des difficultés auxquelles son administration reste confrontée. Il a notamment évoqué la méconnaissance de certains textes fondamentaux régissant la carrière des agents publics, les insuffisances déontologiques et rédactionnelles dans le traitement des dossiers administratifs, ainsi que la nécessité de renforcer la maîtrise des outils informatiques de base. La fiscalité spécifique au secteur numérique constitue également un défi important. Le renforcement des capacités des inspecteurs contrôleurs fiscaux et des Officiers de police judiciaire -OPJ- à compétence restreinte figure ainsi parmi les priorités du programme, avec pour objectif d’améliorer la mobilisation des recettes non fiscales du secteur.
Deux axes pour une administration plus performante
Pour répondre à ces défis, le programme de formation s’articule autour de deux grands piliers. Le premier, consacré au socle fondamental administratif et juridique, porte notamment sur le statut de l’agent public, le code de bonne conduite, les techniques de rédaction administrative ainsi que l’habilitation des inspecteurs contrôleurs et des OPJ.
Le second, axé sur le pilier technique et les métiers du numérique, aborde des thématiques stratégiques telles que l’économie numérique, le commerce électronique, l’intelligence artificielle, le management agile, la cyber-sécurité, la protection des données à caractère personnel, la blockchain et les infrastructures de confiance. Organisée en collaboration avec le ministère de la Fonction publique et l’Autorité de régulation de poste et de télécommunication -ARPTC-, cette session se déroule du 24 au 28 août 2026. Elle constitue une étape importante dans la construction d’une administration publique plus moderne, compétente, performante et éthique.
À travers cette initiative, le ministère de l’Économie numérique entend ainsi renforcer les capacités de ses ressources humaines afin de disposer d’une administration mieux outillée pour relever les défis liés à la transformation numérique de la RD-Congo. En déclarant officiellement ouverts les travaux, François Blaise Mateta a réaffirmé l’importance de cet investissement dans les compétences, condition essentielle à la réussite de la transformation numérique du pays.
