Nation

Lutte contre la corruption: l’implication des parlementaires, des ministres et de toute la société s’impose

Les députés ont le devoir de faire de la lutte contre la corruption leur cheval de bataille. Ils doivent se lancer dans la sensibilisation de leurs électeurs sur ce fléau qui gangrène la société RD-congolaise. Cette exhortation, le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Boniface Balamage, qui représentait la présidente de la Chambre basse, l’a faite vendredi 28 juin dernier, lors des travaux de la première édition du Forum anti-corruption d’Afrique tenus dans la salle des Banquets du Palais du peuple. Députés, sénateurs, membres du réseau des parlementaires africains contre la corruption ainsi que les autres personnalités ont pris part à ce forum riche en enseignements visant l’éradication de ce cancer qui bloque le développement de nombreux pays africains, dont la RD-Congo. Dans son discours, le président du Réseau des parlementaires africains contre la corruption -APNAC/RDC-, le député Jean-Pierre Pasi Zapamba Buka, a souligné que la lutte contre la corruption est une affaire de tous. Il a ainsi invité le peuple RD-congolais à se prendre en charge vis-à-vis de tous les dirigeants corrompus et corrupteurs qui détournent les biens de la République. «La presse doit accompagner le peuple dans la révolution mentale pour pousser les dirigeants à changer des comportements c’est-à-dire responsabilité-transparence-redevabilité. Les corrompus et les corrupteurs doivent séjourner en prison et les biens volés doivent être recouvrés à l’avantage du Trésor public. C’est celui-là le travail de la justice», a souligné le président de l’APNAC-RDC. Il a fait savoir que plus d’USD 50 milliards échappent mensuellement aux pays africains à cause de la fraude, de l’égoïsme, du gain illicite facile provenant des détournements des deniers publics, de la crise morale et mentale des dirigeants et de la population. Et, du coup, a-t-il poursuivi, la corruption devient le premier obstacle au développement intégral de l’Africain. «Il y a de la corruption dans les mines, à l’école primaire, secondaire et même à l’université. Elle est également au marché, à l’hôpital, au Parlement, à l’église, à la Cour constitutionnelle et j’en passe», a révélé le député Pasi Zapamba. Cet élu de Kasongolunda a estimé qu’il faut combattre ce fléau avec la toute dernière énergie via des stratégies communes nationales, africaines et mondiales. Le président de l’APNAC-RDC a insisté sur le fait que l’intégrité, la transparence et la redevabilité restent les maîtres mots dans la gestion de la chose publique. «Lors de la première édition du Forum anti-corruption de l’Afrique en Egypte, le président en exercice de l’Union africaine, le Président égyptien Abdel Fattahal Sisi s’est interrogé pour savoir pourquoi l’Afrique détentrice de plus grandes ressources naturelles regorge-t-elle la population la plus pauvre de la planète? Pourquoi les dirigeants africains deviennent-ils les premiers obstacles de la stabilité, de la paix et du développement de leurs pays respectifs», a-t-il indiqué. Après échanges, a-t-il poursuivi, la raison fondamentale trouvée était la corruption. Pour le député Pasi Zapamba, aucun développement durable n’est possible dans la lutte contre la corruption dans l’isolement. «C’est pour cette raison que le Président égyptien a invité les pays africains à signer et ratifier la Convention de l’UA contre la corruption et à déposer les instruments juridiques y afférents aux fins de disposer d’un cadre légal et institutionnel pour une lutte en synergie des pays africains contre la corruption», a informé le président de l’APNAC-RDC. Cette convention, a-t-il souligné, oblige les Etats parties à disposer d’une loi matrice anti-corruption, à mettre sur pieds une structure indispensable de lutte contre la corruption.

Dorian KISIMBA

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