
La première édition de la table ronde «Kinshasa solidaire 2024» sur les infrastructures sportives en RD-Congo et développement des sports, a eu lieu mercredi 04 décembre 2024 au Fleuve Congo Hôtel dans la commune de la Gombe. Placée sous le thème «vers un football inclusif et durable en RD-Congo : défis, opportunités et stratégies pour le progrès», cette activité a vu la participation de personnalités sportives nationales et internationales, dont le ministre des Sports et Loisirs RD-congolais, Didier Budimbu, les anciennes gloires du football masculin et féminin français, tels que Robert Pires, Alain Giresse, Jessica Wara ou encore Aziz Makukula avec ses trois sélections avec l’équipe nationale du Portugal et bien d’autres.
Leurs échanges ont tourné autour des défis à relever, des opportunités à saisir, et des stratégies à adopter pour propulser aux avants postes le football en RD-Congo. «Je pense que nous avons l’obligation, nous sommes déterminés à réussir au niveau de notre sport. Aujourd’hui, on parle du football en particulier, mais par rapport au ministère des sports, c’est à toute la diversité dans le secteur du sport. Nous sommes vraiment déterminés à faire réunir à nouveau notre sport, construire des infrastructures et devoir avoir des champions dans tous les domaines. On a parlé du football, rien que du football, et dans les deux versions, chez les hommes et chez les femmes, mais surtout dans toutes les catégories», a fait savoir le ministre des Sports Didier Budimbu lors de sa prise de parole.
Et d’ajouter : «nous avons nos équipes des U20, nous sommes en train de mettre en place des règles avec la fédération. On aura une équipe des U17 d’ici là. Donc on travaille sur ça, parce que nous savons qu’il faut avoir une bonne pépinière pour avoir une bonne équipe. Tout est prévu pour que nous puissions, dans les mois ou années à venir, avoir des équipes à tous les âges».
Abordant la question sur les infrastructures, Didier Budimbu a confié «qu’il y a plusieurs stades qui doivent être construits, que ce soit à Kisangani ou à Kinshasa. Le stade Etienne Tshisekedi qui est prévu, à Matadi, doit être fini et aussi le stade Lumumba». Il y a aussi des constructions qui sont prévues à Bukavu et Kananga. A l’en croire, d’ici là, il y aura beaucoup d’infrastructures en termes de stades, parce que ce sont des projets qui vont techniquement passer au conseil des ministres. «Il y a des financements qui sont prêts, et le gouvernement est aussi prêt à mettre la main dans la poche pour que ces projets aboutissent», a-t-il renseigné.
Innocent Kibundulu, secrétaire général du CONOR de la Fédération congolaise de football association -FECOFA-, a aussi eu droit au chapitre. La bouche autorisée de la fédération par circonstance, a pour sa part, brossé la question liée aux défis et opportunités du football RD-congolais.
«J’évoquerai les défis de l’organisation et celui du résultat. Là, je passe par la présentation des opportunités que la RD-Congo a pour développer son football. La première opportunité, c’est non seulement l’immensité du territoire du pays mais l’intensité de sa population. Nous avons un pays de plus de 100 millions d’habitants. En termes de merchandising, en termes de ticketing, c’est une opportunité inouïe. Et en avançant, comme stratégie en place depuis un certain temps, il faut que je vous le dise, nous sommes sur une normalisation. Donc la FIFA a placé la Fefoca sur une normalisation, de sorte qu’on refasse non seulement les textes, mais aussi les personnes puisqu’au bout, il y aura élection. En parlant de cela, nous partons du fait que d’où nous venons, les défis étant les mêmes, les opportunités restant les mêmes, il reste l’organisation. Le premier défi, c’est ce que nous avons capitalisé aujourd’hui, c’est l’harmonie entre l’organisation, la fédération et le ministère. Ça baigne dans l’huile, je n’ai pas peur de le dire. Le ministère encourage la fédération, accompagne la fédération et la fédération, sur le plan technique aussi, rend le service qu’il doit à la fédération», a-t-il fait savoir.
Et de conclure : «la stratégie mise en place, elle doit partir du véritable football, le football de base. Aujourd’hui, plus qu’hier, la RD-Congo est démocratiquement qualifiée à toutes les compétitions d’âge sur le plan continental. Et de la plus belle manière, avec les victoires avec panache, ça veut dire que déjà, le football des jeunes, même le football féminin, nous nous en sortons tant mieux que mal. Cette stratégie passe aussi par la nécessité de la formation à l’âge universitaire. On n’aura pas de bons joueurs si on n’a pas de bons entraîneurs. On n’aura pas de bons gardiens et de bonnes équipes si on n’a pas de bons managers. Ce qui fait que la formation reste le leitmotiv actuel de la fédération». Par ailleurs, cette première édition de la table ronde a été marquée par une rencontre récente de football au stade des Martyrs pour la Paix. Un évènement du sport roi qui a rassemblé les anciens footballeurs, footballeuses, musiciens, boxeurs et mêmes humoristes pour dénoncer l’agression rwandaise dans l’Est de la RD-Congo.