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Meurtre du journaliste Fiston Wilondja: JED exige des explications urgentes de l’AFC/M23

Le journaliste Fiston Wilondja Mazambi, travaillant à la Centrale de monitoring des médias de l’Union nationale de la presse du Congo -UNPC-, a été retrouvé sans vie dans la matinée du lundi 4 août 2025, à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, une région désormais contrôlée par la coalition rebelle AFC/M23. Face à cette situation, l’organisation Journaliste en danger -JED- a demandé aux responsables de l’AFC/M23 de clarifier les circonstances de ce meurtre. Selon les informations recueillies par JED, Fiston Wilondja aurait été kidnappé la veille aux alentours de 18h, alors qu’il se trouvait près de la «Place Mulamba chez Mangaza», dans le quartier Nguba, tout près de son domicile.

«Il aurait été embarqué par un commando armé non identifié. Son corps, couvert de sang et présentant des traces de sévices, a été retrouvé abandonné dans la rue le lendemain matin, une corde nouée autour du cou», peut-on lire dans un communiqué. Âgé d’une trentaine d’années, Fiston Wilondja a été conduit d’urgence à l’Hôpital général de Bukavu par des civils, mais il a succombé à ses blessures à son arrivée, faute de soins à temps. Il portait encore sa carte de presse au moment de son enlèvement. Le journaliste aurait été enrôlé de force dans une session de formation idéologique imposée par l’AFC/M23 aux médias locaux, après la prise de contrôle de la ville.

Pour cette organisation de défense de la liberté de la presse, les zones sous contrôle armé sont devenues des espaces où l’exercice du journalisme est synonyme de danger permanent. Tout en rappelant que plusieurs journalistes y sont régulièrement victimes de menaces, d’arrestations arbitraires ou d’agressions, JED a également appelé la Communauté internationale à rester vigilante face aux exactions commises dans les territoires contrôlés par des groupes armés. Par ailleurs, Darius Kitoga, président provincial de l’UNPC et responsable local de la Centrale de monitoring, a déclaré n’avoir reçu aucune plainte ni alerte de la part du journaliste avant l’incident.

Hénoc AKANO

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