
Le Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Kalamu a ouvert, jeudi 23 janvier, la première audience sur l’affaire de 4 élèves, âgés de 12, 13, 14 et 15 ans, issus d’une même école, qui ont empoisonné leur camarade de classe âgé de 13 ans. Ces 4 présumés assassins s’étaient conjurés de tuer leur condisciple, «juste parce qu’il serait plus intelligent qu’eux étant donné qu’il fait beaucoup de points à l’école». Cette scène, a rapporté le site «Opinion-info», s’est déroulée le 25 décembre 2024. Pour exécuter leur plan odieux, a renchéri ce site d’information, ils ont mis de la poussière de gecko dans la nourriture de leur camarade de classe. «Cette victime, considérée comme ‘’trop brillante’’ par ses bourreaux, a succombé moins d’une heure après avoir consommé la nourriture empoisonnée», souligné la même source.
Est-ce systématique ou systémique?
Cette tragédie continue à secouer la communauté éducative de Kinshasa. L’année dernière, un élève de 13 ans, de nationalité égyptienne, scolarisé au Lycée Madame de Sévigné de la commune de Limete, à Kinshasa, a poignardé ses deux camarades de classe de nationalité RD-congolaise. L’un d’eux était décédé et l’autre blessé. Cette scène macabre s’était encore produite dans une école kimbanguiste, située à Kalemie, où un élève de la cinquième des humanités a décidé de mettre fin à la vie de son collègue dans la cour de l’école. L’heure n’est plus à la distraction. Tenez! Le moment est venu pour stopper ce système ou phénomène. Une façon de mettre fin à cette tragédie est de conscientiser les parents à prendre leurs responsabilités en mains en apprenant à leurs enfants le rôle de l’autre. Car on ne peut pas vivre tout en ignorant la présence de l’autre. Autrement dit, leur enseigner les bonnes manières: l’amour, le partage, la joie, la prière, le pardon, le merci, etc. Le cours de civisme est nécessaire pour les écoliers, élèves et étudiants.
Henock AKANO
