
C’est un véritable ouf de soulagement qu’ont eu le lundi 20 mai dernier les usagers de l’avenue Nguma, située à Binza Ma Campagne, à la suite de la réouverture au trafic de cette voie publique. Précisément, sur son tronçon compris entre le quartier Ambassades et l’entrée Mont Fleury qui reste encore à finaliser. L’on se souvient que les travaux de réfection de cette avenue ont démarré il y a trois semaines, à la suite d’un constat malheureux fait par le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi lors de sa visite d’inspection à Ma Campagne, mais aussi sur une bonne partie de la commune de Kintambo.
A cette occasion-là, on s’en souvient, le Président de la République s’en était pris à l’autorité urbaine de l’époque, accusé de laxisme dans le suivi des travaux en cours d’exécution. Il faut dire que le lancement de ces travaux a eu des répercussions fâcheuses sur l’ensemble de la circulation de cette partie de la capitale. Les embouteillages monstres qui s’en étaient suivis ont à leur tour fait l’affaire des transporteurs en commun qui se sont amusés à doubler ou à tripler carrément les prix des courses.
Pour quitter l’UPN à destination de la gare centrale, les chargeurs «bombaient» jusqu’à 4 ou 5 mille FC, au grand dam des passagers gagne petit, obligés malgré eux à puiser dans leurs réserves pour ne pas manquer à leur rendez-vous. C’est cela qui justifie l’ouf de soulagement, d’autant plus que les embouteillages pourront désormais sensiblement diminuer, y compris le tristement célèbre système de demi-terrains.
Seuls les véhicules à faible tonnage autorisés à circuler
En attendant que le système de bétonnage appliqué sur la chaussée durcisse convenablement, seuls les engins légers sont autorisés à router sur cette avenue et ce, jusqu’au 27 mai, date à laquelle cette voie importante sera totalement ouverte à la circulation, ainsi ont indiqué les voix autorisées de l’entreprise commise à cette tâche alors que le ministre en charge des Infrastructures, Alexis Gisaro, inspectait le site de ces travaux. Mais à voir le comportement peu responsable de certains conducteurs de gros engins, rien ne rassure sur la durabilité de cet ouvrage, étant donné que cette consigne est loin d’être respectée. Car, l’on voit déjà rouler de grands bus et autres gros véhicules, avec des conducteurs arrogants, prêts à défier quiconque oserait leur adresser une parole allant dans le sens du respect de cette consigne. Que c’est bien dommage!

