Interview

Me John Mbaya: «Tshisekedi a toutes les chances de rempiler en 2023»

Il est coordonnateur du regroupement politique Le changement en marche -LCM-, allié privilégié de l’UDPS/Tshisekedi et président national du Mouvement de réveil de la jeunesse du Congo -MRJCO. Dans une interview accordée à «AfricaNews», Me John Mbaya Ntita aborde les questions liées à la vidéo de Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, appelant les députés de l’Union sacrée de défendre le pouvoir de Félix Tshisekedi. Il commente également l’état de siège, la tournée du Chef de l’Etat dans l’Est du pays. Selon ce jeune avocat, au vu de «sa politique et sa vision pour la RD-Congo, le Président Tshisekedi garde toutes ses chances de rempiler en 2023». Entretien.       

Une vidéo de Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, s’adressant aux députés de l’Union sacrée de la nation leur demandant de défendre le pouvoir de Tshisekedi circule dans les réseaux sociaux, comment la jugez-vous?

Cela ne me surprend pas. Nous savons tous dans quelles conditions l’Union sacrée a été mise en place. Le Chef de l’Etat se plaignait des humiliations et de blocages qu’il a subis de la part de ses partenaires de la coalition FCC-CACH. La nouvelle majorité créée est à la base de l’investiture du gouvernement Sama Lukonde dit de l’Union sacrée. Les bureaux de deux chambres du Parlement sont dirigés par les membres de cette union. Il est tout à fait normal que le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, sensibilise ses collègues pour accompagner le Chef de l’Etat et surtout lui assurer un second mandat en 2023 pour lui permettre d’appliquer sa politique en faveur de notre peuple.

Le Président est en tournée à l’Est du pays pour consoler les populations de Goma victimes de l’éruption volcanique, mais aussi pour évaluer l’état de siège. A Goma tout comme à Bunia, il s’est félicité des résultats à mi-parcours de cet état de siège. Quelle est votre point de vue?

Sur toute la ligne, le Chef de l’Etat a démontré qu’il est toujours préoccupé par les conditions de vie de sa population. Dès que l’éruption volcanique s’est déclarée le 22 mai dernier à Goma, il a adressé un message de compassion aux victimes, promettant de se rendre sur place dès que les aéroports de Goma et de Kavumu seront ouverts au trafic. Chose faite. Concernant l’état de siège, je salue le courage du Président de la République. Il a lui-même dit qu’il est satisfait des résultats à mi-parcours. Nos forces de défense et sécurité abattent un travail de titan. Les ennemis sont mis en déroute et leurs fiefs démantelés. C’est ainsi que notre Parlement n’a pas lésiné à voter le projet de loi portant prorogation de l’état de siège. J’ai apprécié l’intervention du député national Jacques Djoli qui a dit à ses collègues que l’insécurité qui date de 20 ans, ne peut pas être éradiquée dans 30 jours. C’est une façon de reconnaitre le travail qui est en train d’être fait. Nous soutenons tous cet état de siège. C’est le seul moyen pour mettre définitivement fin aux massacres dans l’Est de pays.

Le Chef de l’Etat a demandé pardon aux élèves de Beni dispersés et arrêtés fin avril lors de leur sit-in à la mairie. Cet acte a quelle portée selon vous…

La grandeur des grands hommes se mesurent par leur capacité à reconnaitre aussi leur limite en tant qu’humain et à réparer le tort causé à autrui. C’est ce que le Chef de l’Etat a fait. Les enfants ont demandé justice et le Président a promis que les enquêtes seront ouvertes pour sanctionner leurs bourreaux. Je m’en réjouis.

La Cour constitutionnelle a confirmé la destitution des gouverneurs Jean Bamanisa et Zoe Kabila. Que dites-vous à ceux qui soupçonnent une main politique dans la chute de Zoe?

Il n’y a pas que Zoe Kabila et Jean Bamanisa, le gouverneur Maweja de l’UDPS au Kasaï Oriental a été également destitué. Tous ces gouverneurs ont été destitués par leurs Assemblées provinciales respectives. Il en est de même du gouverneur Pieme du Kasaï, cependant lui a été réhabilité par la Haute cour dont les arrêts sont opposables à tous. Je m’incline tout simplement.

Appuyez-vous la pétition de Steve Mbikayi sur la suppression des institutions budgétivores dont le Sénat?

Aussi longtemps que le pays manque de moyens de sa politique, je ne vois pas pourquoi nous devons avoir des institutions budgétivores. L’on est en train de plaider pour la diminution de train de vie des institutions. Le Sénat devrait disparaitre car on ne voit même pas ce qu’il fait. Je soutiens cette suppression des institutions budgétivores.

Propos recueillis par Octave MUKENDI   

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