Interview

Jeanpy Mikabar: « Damaze est une structure destinée à la vente des aliments susceptibles de faire une cuisine à partir des aliments bio»

Jeanpy Mikabar, jeune entrepreneur dans le marché culinaire bio s’est confié à AfricaNews pour parler de «Damaze», une structure valorisant essentiellement la cuisine faite à base des aliments bio et frais issue de la production agricole RD-congolaise. Il vise à booster la jeunesse RD-congolaise à entreprendre plutôt que d’être demanderesse d’emploi. Ce jeune diplômé en Economie et gestion de l’Université de Kinshasa -UNIKIN-invite le gouvernement à subventionner l’entrepreneuriat des jeunes. Entretien.

C’est quoi «Damaze»?

«Damaze» est une structure qui est essentiellement basée sur la commercialisation des aliments bio. Nous fournissons à nos clients des poissons et des épices. Bientôt, nous lancerons «Damaze boucherie» pour la vente de la viande du bétail.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans cette aventure, et plus particulièrement dans ce secteur?

Il y a plusieurs raisons qui m’ont motivé. Premièrement, j’ai vécu en milieu rural. D’où le goût d’aliments bio. Ensuite, à mon arrivée à Kinshasa, j’ai constaté que peu de personnes consommait des aliments produits de manière naturelle. Quasiment tous les aliments ont subi l’influence des engrais chimiques. Enfin, cette tendance à vendre cher les aliments bio m’a révolté. Consommer bio ne devrait pas être un luxe. C’est dans cette optique que «Damaze» est mis sur pied afin de démystifier les choses en fournissant une grande variété d’aliments bio à bas prix.

Quelle est la stratégie pour atteindre vos clients et valoriser votre cuisine?

Nous avons mis en place plusieurs stratégies afin de permettre à tout le monde d’accéder aux produits de «Damaze». Nous projetons organiser un évènement le 08 novembre prochain, dans le but de partager avec la jeunesse notre concept. Lors de la première rencontre avec le public, nous avons offert à nos potentiels clients une cuisine rare. Ils ont eu à déguster des fruits de mer tel que des crevettes, crabes et quelques poissons de dorade… Ceci pour montrer que «Damaze» est capable de produire ce qui a de meilleur.

Hormis cet évènement, nous avons aussi un service traiteur pour plus d’accompagnement. En plus, nous faisons aussi la vente à proximité. En effet, nous avons une panoplie de produits à proposer à notre clientèle. Nous avons aussi segmenté notre marché afin de nous rapprocher encore plus de la population pour présenter nos produits et les vendre toujours à un prix très raisonnable.

Quel message souhaiteriez-vous passer au gouvernement et à la jeunesse RD-congolaise?

Je demande au gouvernement de mettre en place des mécanismes d’accompagnement en ce qui concerne l’entrepreneuriat des jeunes. Par exemple en les subventionnant. Aux jeunes, je leur demande de ne jamais croiser les bras. Moi, suis licencié en Economie mais, cela ne m’a pas empêché de faire quelque chose. J’ai eu des offres et je les ai toutes déclinées par manque de satisfaction. Maintenant je me suis lancé dans mes propres affaires. «Damaze» était un rêve est aujourd’hui c’est devenu une réalité. Les jeunes ne doivent plus croiser les bras ou à trop se pencher sur le fameux slogan de «j’ai l’honneur». Ils doivent plutôt être créatifs et prêts à risquer s’il le faut. Car la réussite appartient aux preneurs de risques et non à ceux qui restent dans leur zone de confort.  

Propos recueillis par Roddy Grâce BOSAKWA

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